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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Frank Regan
(chant)

-John Loughlin
(chant)

-Gaz Smith
(guitare)

-Jaye Thompson
(guitare)

-Darren Smith
(basse)

-Gordon Morison
(batterie)

TRACKLIST

1)A Different Shade Of Shit
2)Oh How The Great Have Fallen
3)Dead Man Walking
4)Master Of Disaster
5)Snatching Defeat From The Jaws Of Victory
6)How Much Can A Man Take
7)Fuck You Pay Me
8)Slay The Coward
9)The Infidel Is Dead
10)Don't Let The Bastards Grind You Down
11)
12)

DISCOGRAPHIE


Raging Speedhorn - How the Great Have Fallen
(2005) - rock heavy metal - Label : Steamhammer



Commençons donc par un exercice difficile pour un metalleux de base: définir le style de Raging Speedhorn. Arf. On peut s’en sortir en balançant un « ouais de toute façon c’est nul de catégoriser les groupes », mais ce n’est pas d’une très grande aide pour le chaland de passage. Alors on se lance. Que donne le lancer? Un mix de rock et de metal et donc à ce titre, du metal 'n' roll. Cela conviendra parfaitement pour se faire une idée générale de quoi s’attendre sur ce disque. Et puis finalement, ce n’est vraiment pas si éloigné que ça de la réalité. Tout le monde est content.

Musicalement donc, nos Anglais font dans le metal 'n' roll. Cela donne des riffs au suintement de sueur typiquement rock 'n' roll, une batterie elle aussi rock 'n' roll accouplés à un son très typé metal. Les guitares sonnent métalliques. Et le chant n’est pas vraiment ce à quoi on s’attend d’un album de rock. N’attendez pas du Elvis, ici vous aurez plutôt droit à du Travis (ça c’est pour la rime) l’écorché (ça c’est pour la réalité). Du coup, le chant tape pas mal dans le hardcore avec quelques poussées de death metal (les grognements). La mixture de l’ensemble accouche d’une tambouille qui tient la route et donne de fait un groupe qui sort des carcans habituels. Une touche d’originalité bien marquée en somme et par là même une personnalité qui sort le groupe de la masse.

Est-ce pour autant le chemin vers la gloire et la réussite? Oui et non serais-je tenté de répondre. Oui car les chansons s’enchaînent sans temps mort, les riffs sont bons et quand originalité rime avec qualité, on est forcé de reconnaître du talent au groupe. Non car imperceptiblement, il manque cette touche qui fait la différence. Le véritable génie qui marque d’un sceau au fer rouge les tympans. Ces petits détails auxquels on ne fait pas attention mais qui importent terriblement quand il s’agit de basculer du bon tout court au très bon voire exceptionnel. Ici on se cantonnera dans le bon. C’est déjà pas mal vous en conviendrez. En ces temps référendaires, quels sont les arguments du oui? Je les ai exposés un peu plus haut, pas la peine de les répéter. Encore faut-il rajouter l’énergie énorme qui se dégage de ce disque. Les musiciens ont la rage et la font exploser sans remords. Ca se sent dans les cages à miel.

Les arguments du non maintenant. Tout d’abord ce fameux chant. Très typé, il est gavant à la longue. D’un autre côté, j’ai jamais pu saquer les chants hardcore, mais je ne comprends pas vraiment comment on peut. Ensuite la relative répétitivité des chansons. Le rythme est quasiment toujours le même et par conséquent il aide peu à la différenciation. Les riffs eux-mêmes ne sont pas si variés que ce qu’ils pourraient être. Il faudra se former l’oreille avant de bien discerner toutes les différences. Et c’est à peu près tout. Au final, et après décompte précis des votes, une tendance au oui se dégage. Elle est assez nette et connaît même une écrasante majorité dans les circonspections hardcoreuse/rockeuse. Chez les metalleux, le non se bat vaillamment.


Comme je suis gentil de nature, je laisse la parole au oui (et puis il faut bien que le oui passe de temps en temps).


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