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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 11.5/20

LINE UP

-James McHugh
(chant)

-John Wylie
(guitare)

-Sir Richard Walbert
(guitare)

-Dan Mazin
(basse)

-Jason BadGuy
(batterie)

TRACKLIST

1)This Is Our Last Chance
2)Traitor
3)Total Control
4)Nothing Matters, No One Cares, So #&@! Off
5)Prove You Wrong
6)My Own American Dream
7)T.C.
8)Cold Box : A Miserable Failure
9)Nothing Between Us
10)End

DISCOGRAPHIE


Until The End - The Blind Leading The Lost
(2005) - hardcore punk - Label : Alveran Records



En voilà un titre d’album qu’il détruit tout! Ralala, les groupes de metal des fois franchement, ils nous retournent la tête. «L’aveugle qui mène le perdu»… très subtil. Enfin bref. On n’est pas là pour déblatérer tournures de style. Until The End ne fait de toute façon pas vraiment dans la subtilité avec au contraire des chansons compactes au rythme appuyé. Pas de grind toutefois bien que le format s’y prête remarquablement (dix chansons, vingt-cinq minutes…). Non, plutôt une sorte de punk metal grindisant.

Oui, la formule est étrange mais c’est comme ça, c’est la vie on n’y peut rien. Car ils ont les revendications punks, quelques riffs punks mais aussi un chant hardcore/grind et des rythmiques plus lourdes que la norme punk. Voilà pour la petite histoire. Ensuite ce maelstrom donne dans le fortement énergique qui dépote sévère. Malgré le relatif calme musical, on sent toute l’énergie qui se dégage des bonshommes qui sont derrière les instruments. Le chanteur donne tout ce que ses cordes vocales lui mettent à disposition, les gratteux et le bassiste enfoncent bien leur mediator dans les cordes de leur guitare et le batteur cogne dur. Bref, le moment n’est pas à la rigolade. Et effectivement ce n’est pas le cas puisqu’en bons punks qu’ils sont Until The End dénoncent tous les maux de la société américaine (dont Bush forcément).

Quoiqu’il en soit, cela leur donne tout le tonus nécessaire pour aller au bout de leurs convictions et pour les faire transpirer dans leur musique. Après certes, il ne faut pas s’attendre à de la recherche compositionnelle. Les riffs sont rentre-dedans au possible et les mélodies pas franchement maîtresses. Le but de la formation est de faire dans le simple et efficace et elle y arrive très bien. Ce ne sont pas les finesses des chansons qui vous échapperont pour la bonne et simple raison qu’il n’y en a pas et qu’elles se ressemblent toutes plus ou moins. Cette démarche a sa limite, elle lasse vite. Conscients du problème visiblement, les musicos ne proposent du coup que vingt-cinq minutes de musique. C’est léger, mais bon, d’un autre côté ça évite d’arriver à saturation. C’est une manière de régler le problème…


Bref, un album court et intense mais certainement pas exceptionnel. L’amateur de musique tapageuse passera un bon moment. Toutefois ce genre de musique s’apprécie à sa juste valeur en concert, et en concert uniquement. Là où le groupe peut communiquer et partager son pep avec le public. Pas tellement de la musique de salon. Et n’oubliez pas qu’il n’y a que vingt-cinq minutes de musique.


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