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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 14/20

LINE UP

-John Carr
(chant)

-John Lind
(guitare+chant)

-Helge Gaarder
(basse)

-Are Gjerde
(batterie+claviers)

TRACKLIST

1)Element of Sorrow
2)Månelys
3)The One Eyed God
4)Where the Spirits Gather
5)The Ungodly Path
6)Pagan Manifest
7)Echo of the Godesses voices
8)Gnipahellir

DISCOGRAPHIE


Ulvhedin - Pagan Manifest
(2004) - death metal viking - Label : Einheit



Nom: Ulvhedin. Prénom: Pagan Manifest. Provenance: Norvège. Mmmmmh, l’amateur éclairé aura immédiatement compris qu’on ne parle pas d’autre chose que de viking metal, ce sous-genre si particulier à la Scandinavie. Inspiré par les premiers Enslaved ainsi que par Einherjer, Ulvhedin pose sa détermination viking sous la forme de ce premier album avec tous les éléments qui ont fait le succès du genre: irruption de voix claire venue du Nord, riffs incisifs et porteurs d’une certaine tradition folklorique et forte ambiance des fjords sont les mailles de la musique du groupe.

Rappelant par certains aspects (production et certains riffs notamment) le Enslaved période Frost, Ulvhedin arrive à perpétuer la tradition viking tout en possédant sa personnalité propre. Il sait délivrer des riffs tout à fait convenables alliés à une bonne ambiance bien frigorifique. D’ailleurs, riffs convenables c’est un petit euphémisme pour dire excellents. Le groupe a pas mal d’inspiration pour se tailler une part d’un territoire somme toute réduit et archi dominé par un Enslaved qui n’en finit pas de rajeunir (cf. l’exceptionnel Isa). La force de Ulvhedin vient de sa compréhension de ce qui fait le viking metal. Savoir planter le chant clair « viking » quand il le faut, insérer de-ci de-là de petits claviers malicieux et rendre une ambiance glaciale qui peut faire penser au black par certains aspects. En plus, petit cadeau norvégien, le groupe se permet de balancer quelques blast beats. Vous me direz, ça ne révolutionne rien. Certes, mais ça fait toujours plaisir.

Un des points importants, l’ambiance donc et celle-ci passe notamment par la production. Même si on peut raisonnablement penser que le groupe n’a pas disposé de tous les moyens qu’il désirait pour obtenir un résultat optimal, elle est globalement bonne avec un son de gratte frisquet et une batterie sylvestre dont on jurerait qu’elle vient de la forêt bordant le cercle polaire. Comme d’habitude, la basse se fait discrète bien qu’on l’entende en penchant un tant soit peu l’oreille sur son cas. Sinon, niveau composition, comme je le disais plus haut, le groupe sait faire preuve d’une jolie inspiration avec des riffs qui jouent dans la court des bons élèves. Ils savent se faire mélancoliques à l’occasion tout en ne daignant bien évidemment pas oublier de cultiver un côté tranchant de circonstance. La hache est un instrument dont nos copains vikings usaient avec talent. De plus, le groupe arrive à bien jouer avec les deux faces rapide/tranchant et mid-tempo/mélancolique en alternant avec brio ces phases. Cela donne un cachet supplémentaire à l’album. Rajoutez à cela qu’ils ont le folklore norvégien bien ancré en eux et vous obtenez de maîtres riffs.


Pour vous amateurs de musique extrême et venue du Nord, il ne fera aucun doute que vous apprécierez ce disque si un jour vous avez aimé Enslaved à ses débuts. Les autres peuvent voir cet album comme une bonne introduction à un genre que ne peuvent maîtriser que les bûcherons scandinaves. Il possède toutes les qualités requises et donne un bon aperçu de ce qu’est le viking metal. Quoiqu’il en soit, c’est un album solide de bout en bout et un joli premier essai. On ne peut que saluer la performance.


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