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CHRONIQUE PAR ...

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Flower King
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 11/20

LINE UP

-Thom Yorke
(chant+guitare)

-Jonny Greenwood
(guitare)

-Colin Greenwood
(basse)

-Philip Selway
(batterie)

-Ed O’Brien
(guitare)

TRACKLIST

1)There There
2)Paperbag Writer
3)Where Bluebirds Fly

DISCOGRAPHIE

OK Computer (1997)
Kid A (2000)
Amnesiac (2001)
There There (EP) (2003)
Hail to the Thief (2003)
In Rainbows (2007)

Radiohead - There There (EP)
(2003) - post rock - Label : Parlophone



Tout d’abord, je vais profiter de cette chronique pour réparer une petite erreur: j’ai bel et bien surnoté Hail To The Thief. Cela reste un excellent album, gorgé de chansons fantastiques, mais il faut bien dire que le sentiment d’extase que savait me procurer ce disque s’est estompé passés les trois premiers mois. Bref, ça ne méritait pas 18,5. Et au fond, ce surnotage trouve peut-être sa cause dans l’objet que je suis en train de chroniquer ici-même, le single There There, arrivé dans les bacs deux semaines avant l’album dont il était tiré…

Sapristi! Voilà une sortie single, pensais-je alors, qui me permettra de me faire une opinion sur l’album à venir ! Sauf que non. S’il y a bien un album auquel ce single fait penser, c’est Amnesiac et non pas Hail To The Thief. Qu’y trouve-t-on, en effet? Trois titres qui se composent ainsi: une réussite, et deux morceaux-bidouillages: l’un remplit à peu près son objectif, l’autre est franchement anecdotique.

La réussite, c’est ce brillant "There There" qui montrait que, oui, Thom Yorke savait toujours écrire des pièces axées sur la guitare! Alors que les différents essais sur Kid A et Amnesiac s’étaient montrés peu concluants, ici l’amateur de Radiohead ne peut qu’être comblé. Plus que tout, c’est la construction du morceau qui explique la qualité du résultat. Première partie centrée sur un rythme tribal, entre un motif de guitare accrocheur en diable, la voix de Thom Yorke se fait énergique, sans en rajouter dans le côté plaintif… Puis au bout de trois minutes, changement habile, ça s’emballe, les guitares prennent le dessus, la batterie se déchaîne jusqu’à l’explosion finale attendue et d’autant plus jouissive. Un sacré bon titre, qui permettait de croire en un sacré bon album.

Et puis, il y a les deux autres pièces… Et comme je le disais, nous voilà revenus au temps d’Amnesiac. Alors, "Paperbag Writer", samples de violons, ambiance de jungle par derrière, boîte à rythmes, basse bien ronde, bruitages divers… Mouais, sympa tout ça, mais ça ne suffit pas à faire un bon morceau. C’est un poil mieux que la farce "Pull/Pulk Revolving Doors", mais pas de quoi s’emballer. Déjà moins confiant en l’album je suis. Enfin, "Where Bluebirds fly", à ce jeu là, s’en sort mieux que son congénère. Des ondes Martenot énoncent un thème qui nous donne le tournis, tandis que la voix de Thom Yorke noyée dans l’écho nous raconte une histoire dans un langage que l’on peine à comprendre… Déroutant et assez troublant, même si la répétitivité de l’ensemble pourra paraître pénible à certains.

En bref, voilà un CD trois-titres assez bancal, qui ne saurait servir d’avant-goût à Hail To The Thief et dont les faces B ne sont pas renversantes: son achat n’est justifié que par la présence du morceau "There There"… Ainsi, si vous possédez déjà Hail To The Thief, n’hésitez pas à baisser la note indiquée de trois ou quatre points.




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