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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 10/20

LINE UP

-Glenn Hughes
(chant+basse)

-JJ Marsh
(guitare)

-Ed Roth
(claviers)

-Chad Smith
(batterie)

TRACKLIST

1)Soul Mover
2)She Moves Ghostly
3)High Road
4)Orion
5)Change Yourself
6)Let It Go
7)Dark Star
8)Isolation
9)Land of the Livin' (Wonderland)
10)Miss Little Insane
11)Last Mistake
12)Don't Let Me Bleed

DISCOGRAPHIE


Hughes, Glenn - Soul Mover
(2005) - hard rock - Label : Frontiers Records




A force de sortir des albums solos, ce qui devait arriver est arrivé: Glenn Hughes agace plus qu'il nous enchante. Ces derniers temps, Glenn Hughes confond de plus en plus quantité et qualité, entre sa participation à l'album de Voodoo Hill, son dernier live et la sortie du projet Iommi/Hughes enregistré en 1997. On arrive à saturation, c'est le moins qu'on puisse dire. Et ce n'est pas ce Soul Mover qui viendra inverser la tendance.


Glenn Hughes tourne en rond, Soul Mover n'est qu'un melting-pot de ses albums précédents et n'apporte rien de nouveau. On était habitué à beaucoup plus de créativité de sa part. Retour à un style très funky, après le très rock Songs In The Key Of Rock, la présence de musiciens des Red Hot Chili Peppers ne doit pas y être étranger. Chad Smith à la batterie assure son job comme il faut, pendant que Glenn Hughes nous fait son show habituel. Sauf que là, les compos sont d'une banalité affligeante. La présence de Dave Navarro sur deux chansons ("Soul Mover" et "She Moves Ghostly") n'apportent rien de plus par rapport aux autres chansons. Soul Mover sonne comme un mix entre l'aspect brut de Songs In The Key Of Rock combiné avec le groove de Return Of Crystal Karma. Mais il ne reprend que très peu d'éléments du sublime Building The Machine.

Sur les quatre premières chansons, rien de bien excitant à signaler malgré la présence de percussions sur "She Moves Ghostly" ou l'utilisation de la guitare fuzz (comme sur le "Revolution" des Beatles) sur "High Road", un morceau qui regroupe un peu trop les clichés du hard rock américain à mon avis. Même les refrains, pourtant si travaillés d'habitude, ne nous font pas vibrer. Il faut attendre "Change Yourself" pour avoir enfin des mélodies intéressantes à se mettre sous la dent. Les titres les plus funky ("Dark Star", "Land Of The Livin'") ne sont pas désagréables en soi, mais Glenn Hughes en a déjà fait tellement des comme ça. C'est bien la première fois qu'un album de Glenn Hughes sente à ce point le réchauffé, lui qui avait pour habitude de changer de style à chaque album.

Donc le coup du «C'est mon meilleur album, blablabla...», on nous la fait pas. La diversité n'est pas non plus le point fort de ce disque. Tout au plus, quelques moments plus calmes pour aérer l'album ("Let It Go", "Isolation", "Don't Let Me Bleed"). Deux perles en fin d'album, avec la ballade bluesy "Lost Mistake" (qui sonne déjà entendu sur Building The Machine) et le heavy "Don't Let Me Bleed", tout cela arrive bien tardivement. Être fan ne signifie pas forcément être aveugle. On peut au contraire être beaucoup plus exigent sur la qualité de la marchandise, que ne serait l'auditeur lambda, ne connaissant pas trop sa carrière solo et qui devrait donc apprécier sans problème Soul Mover.


Mieux vaut se pencher sur Songs In The Key Of Rock (pour le rock), Building The Machine (pour le groove) et The Way It Is (pour les mélodies). C'est l'album le plus décevant de Glenn Hughes depuis Feel, il est grand temps pour lui de songer à changer de crémerie.


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