1983

CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Uro
(chant)

-Putrid
(chant)

-Septic
(guitare+basse)

-Vomiting
(batterie+claviers)

TRACKLIST

1)Prelude to Cerebellum
2)Anthropophagus Rebirth
3)Addicted to Blood
4)Greedy Guts
5)Anticlimax
6)Removal of Life
7)Crucible of Debauchery
8)Reflected Eye
9)Desolated

DISCOGRAPHIE


Hecatombic - Delights Of The Despicable
(2004) - brutal death - Label : Melancholia Records



Premier groupe de la section brutal death de Melancholia Records, Hecatombic tombe à point. Jeune et frais (débuts en 1999), Delights Of The Despicable a la prétention de représenter un condensé sympathique de ce qui se fait de bien sur la scène. Sans pour autant être impressionné par le jeu des parisiens d’Hecatombic, il faut admettre que le fan de brutal death trouvera ici son compte, aussi bien dans les rythmiques variées et rapides que dans le feeling boucher développé tout au long de la galette.

Hecatombic a aussi un peu gardé de son feeling dark sur Delights Of The Despicable comme auparavant sur son premier album Insanity In The Depths. Cela se remarque dans certains leads et introductions comme "Addicted To Blood" avec son break étrange dans la deuxième moitié du titre ou encore le dernier "Desolated", au feeling cette fois plus black metal. Delights Of The Despicable joue sur cette impression de violence déstructurée de par un jeu de guitare extrêmement découpé, rapide, dynamique. Exit les rythmiques doom et lancinantes, bienvenue la lacération soutenue sur près de quarante minutes avec des titres plus violents les uns que les autres, tels "Reflected Eye", mélangeant toutes les rythmiques disponibles sous la main. "Greedy Guts" joue aussi dans la même cour et parvient tout aussi aisément à dégager ce sentiment de violence palpable sur tout l’album.

Les vocaux de ce Delights Of The Despicable sont aussi une part intégrante à l’agressivité ambiante, dans un registre d’outre-tombe assez proche du grind, accompagné d’un chant secondaire plus hurlé donnant toute sa profondeur à l’ensemble. Coté son, pas de souci, les guitares sont mises en avant comme il faut, sans pour autant étouffer le reste qui a sa part dans le jeu. On ne reprochera pas à Hecatombic la dynamique complexe et la verve qui se dégagent de chaque titre pour nous rappeler que l’on n’a pas à faire à des enfants de cœur. On ne leur reprochera pas non plus de manier assez aisément il faut l’avouer les influences death metal du début des années 90 avec une touche plus moderne et extrême.

On appréciera aussi particulièrement le denier titre "Desolated", presque instrumental alliant pour la première fois dans cet album des notes plus calmes à la furie ambiante. Le relief de cette composition ne s’en trouve que plus marquée et permet de finir Delights Of The Despicable sur un sentiment de variété, sentiment qui n’est pas toujours présent sur le reste de l’album. Dans cette optique, on reprochera peut-être à Hecatombic de jouer toujours dans la même cour, à savoir un death metal rythmé à la machette alors qu’une pause (un break, quoi) serait bien vu ici ou là. Mais peut-on en vouloir à ce groupe qui n’a qu’un objectif: faire du pur death metal dans une tradition qui ne se perd pas, la touche moderne et le coté dégueulasse en plus. Alors avouons-le, Hecatombic ne fait pas perdre la face au death metal, mais il présente ici un album assez puissant pour rester assez longuement sur la platine de ceux qui aiment le bruit, les décès par suffocation, les déicides et les incantations meurtrières.




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