1971

CHRONIQUE PAR ...

6
Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 11/20

LINE UP

-Lana Lane
(chant)

-guests

TRACKLIST

1)The Dream That Never Ends
2)Someone To Believe
3)Our Time Now
4)Summon The Devil
5)No Tomorrow
6)Shine On Golden Sun
7)The Vision
8)Keeper of the Flame
9)We Had the World
10)Dunsinane Walls

DISCOGRAPHIE


Lane, Lana - Lady McBeth
(2005) - hard rock hard FM - Label : Frontiers Records



Dix ans de carrière déjà pour la jolie Lana Lane, proclamée «reine du metal symphonique» par ses promoteurs. En ce début d'année elle nous revient avec un album conceptuel assez ambitieux, basé sur la sombre héroïne du poète William Shakespeare, Lady Macbeth. Le style de Lana Lane n'a pas bougé d'un iota, ls fans seront donc enchantés de retrouver leur muse s'exprimer dans des compositions hyper-mélodiques et quelque peu atmosphériques. Au vu de l'étonnant line-up qui accompagne la miss (huit musiciens en tout, dont l'ex-bassiste de Pain Of Salvation, Kristoffer Gildenlow), il était légitime de s'attendre à une musique chiadée et aventureuse; que nenni, Lady Macbeth est un album hard-rock symphonique tout à fait direct, et parfois même un peu facile.

La réputation de Lana Lane semble usurpée. Car de metal ici il n'est que peu question. L'ensemble lorgne davantage vers un rock gentillet, ciblé grand public, vraiment loin d'être méchant. "Someone To Believe", pour lequel un clip fut tourné, est significatif de l'ambition de Lana: claviers people et choeurs, une voix agréable qui sonne très "naturelle", et durtout une mélodie rapidement identifiable. Si la sauce peut prendre sur quelques titres ("No Tomorrow", ce "Someone To Believe"), elle devient malheureusement rapidement lourde. D'autant que la belle s'y connaît en matière de ballade one-eyed jack FM: "Our Time Now" par exemple, qui vient en troisième position sur le disque calmer les ardeurs des plus énervés. Plaisant une ou deux fois, ce genre de compositions irrite plus qu'autre chose, même si Lana se débrouille admirablement derrière son micro.

Parlons donc des titres enlevés, plus inspirés: "The Dream That Never Ends", l'opener, avec de belles intro/outro au piano, est assez direct dans ses intentions, et balance la purée joyeusement. L'idéal pour une ouverture. Pour ce qui est de "Keeper Of The Flame", c'est une rythmique énergique à souhait et un bien beau duel guitare/orgue Hammond qui font montre de l'expérience des musiciens. Deux morceaux réussis, quoiqu'assez proches l'un de l'autre, qui souffrent néanmoins d'un effet - défaut? - de production assez étonnant : les leads et les soli de guitare sonnent avec une reverbération hasardeuse, qui confère aux parties instrumentales un écho fort malvenu. Les riffs, eux, pâtissent moins de ce problème. Etrange... Même si cela ne ruine en rien la qualité des compositions (enfin celles de qualité du moins héhé…).

"Summon The Devil" est un flash-back amusant dans les années 1970, avec un riff et un refrain que Rainbow n'aurait pas reniés. Un son de clavier très rétro plaira aux nostalgiques. Le reste est assez quelconque, voire moyen. L'ambiance hispanisante de "Shine On Golden Sun" est plutôt gonflante, en plus d'être peu judicieusement placée (après le mou du genou "No Tomorrow"). Avec "We Had the World", Lana nous refait le coup de la ballade sirupeuse, dégoulinante de bons sentiments. Bof. "Dunsinane Walls", dans le même registre, s'en sort un peu mieux, notamment grâce à de jolies orchestrations à base de violoncelles et de flûte (synthétique, certes).


On ne peut que saluer la tentative de diversification des influences dans ce Lady Macbeth. Mais trop peu de chansons sortent du lot. Dommage, car les musiciens sont loin d'être manchots: les gratteux en particulier, dont les soli sont - presque - tous de bons moments (si l'on fait fi de ce son si curieux). Ralentir le tempo? Pourquoi pas. A condition que les idées mises en exergue parviennent à combler les attentes des auditeurs. Ici, c'est peu souvent le cas. Les fans seront sans le moindre doute satisfaits, mais les autres pourront passer leur chemin sans remords. Lady Macbeth n'est pas l'album de l'année, c'est le moins que l'on puisse dire.


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