1962

CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 12.5/20

LINE UP

-Mak
(guitare+basse)

-Nik
(chant)

-Pud
(batterie)

TRACKLIST

1)Mourning
2)Cold Song
3)Blind Man
4)Red River
5)Wicked Star
6)Blacksmith of Soul
7)Angel in Black
8)Murderer Soul
9)The Wheel

DISCOGRAPHIE

Yellow Acid Rain (2004)
Lava (2008)

Sludge - Yellow Acid Rain
(2004) - death metal doom metal - Label : Mighty Music




Mais qui est aux commandes de Sludge? Makro bien sûr! Pour re-préciser la chose, il s’agit du guitariste de Samael, cuvée 2001. Sludge est depuis 1996 le projet principal du guitariste qui complète avec Yellow Acid Rain sa quatrième réalisation. Il s’agit certainement du groupe suisse jouant à ce jour la musique la plus lourde. De bons moments à passer, même si ici ou là un sentiment de déjà-vu se laisse percevoir.


Musicalement c’est lourd, gras, avec pour comparaison un son à la Samael des premières époques (Blood Ritual), les moyens d’aujourd’hui en plus. Sludge reste depuis ses débuts accroché à ses influences majeures, qui sont pour ne citer que les plus évidentes: Samael (l'ancien), Cathedral, Celtic Frost et Entombed. Yellow Acid Rain bénéficie d’une production collant parfaitement au death mid tempo mené par des riffs gras et catchy. Très directs et puissants, les titres de Yellow Acid Rain possèdent quelque chose d’intéressant. Alors que la batterie martèle lourdement à contre-temps parfois les rythmiques de guitares, le chant froid et dark de Nik pousse encore l’ambiance vers le définitivement gras. Tournant de manière régulière autour d’une tonalité forte au sein d’un même morceau, l’impression reste à quelque chose de compact, comme un bloc qui n’en finit pas d’écraser nos oreilles. "Blacksmith of Soul" entre dans ce schéma avec des riffs à la Entombed et une certaine agressivité omniprésente. A l’inverse, "Wicked Star" possède un feeling plus rock lui conférant une allure plus aérée. Le refrain est somme toute assez sympathique, et l’enchaînement des riffs sur toute la composition se veut plus dynamique et varié que sur les autres titres.

Mais étrangement, les titres deviennent avec le temps assez lourds à digérer, trop « blocs » et « compacts » pour une écoute sans difficulté. Leur structures des titres se ressemblent aussi au point parfois de se demander combien de plages ont passé depuis le début de l’écoute. Alors que Sludge a les moyens de donner à sa musique une personnalité plus accrocheuse et variée, on reste de manière générale dans un schéma préétabli ou l’auditeur ne se sent jamais surpris ou inquiété de la suite. Il est certain que le death dark de Sludge prend tout son sens sur scène. Le groupe a déjà participé à de nombreux sets, notamment en compagnie de Entombed, Samael, Testament, Anathema. Aucun doute que la puissance et la lourdeur des riffs de Makro trouvent ici toute leur place. Et pour finir tout de même sur une bonne impression, le dernier titre "The Wheel" mérite à lui seul que l’on se procure l’album. De longue durée, il témoigne à la fois du charisme (encore sous exploité) du groupe et d’une approche musicale des plus sombre. On ressent ici la force de Entombed, la profondeur d’un Samael époque Ceremony Of Opposite et l’inquiétante quiétude de Cathedral.


Les passages acoustiques et presque doom/death menés par des vocaux incisifs s’entremêlent et donnent une dimension autre que ce qu’il possible de ressentir sur le reste de l’album, qui, s’il n’est pas une révolution, apporte à sa manière une contribution honorable au metal lourd et agressif.


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