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CHRONIQUE PAR ...

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Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 11/20

LINE UP

-Andreas Bergh
(chant)

-Emil Nödtveidt
(guitare)

-Ole Öhman
(batterie)

-Jonas Kangur
(basse)

TRACKLIST

1)Tongues
2)Blitzkrieg
3)Motherzone
4)Cyanide
5)Greatest Fight On Earth
6)Play God
7)Trinity Fields
8)The Last Ammunition
9)Virtue To Vice
10)Death In Vogue
11)Termination Bliss
12)Termination Bliss [Piano Mix]
13)Blizkrieg [Driven On Remix]

DISCOGRAPHIE


Deathstars - Termination Bliss



D'aucuns ont déjà tendance à voir en Deathstars les créateurs d'un nouveau style de musique, un groupe original et incontournable. Ne nous emballons pas trop vite. Car si effectivement, l'indus-électro-dark-gothique n'a à ce jour pas encore beaucoup de représentants, il serait légèrement abusif de voir là une révolution. Les musiciens de Swordmaster et de Dissection, en se réunissant, en ont profité pour remettre leur musique au goût du jour; et ils proposent aujourd'hui un premier disque au potentiel commercial très fort. Mais on pige vite la démarche, et on s'en lasse aisément.

Rammstein vient de pondre un nouveau concurrent. Car c'est clairement du célèbre groupe allemand que provient l'influence majeure des étoiles de la mort (sic). Comprenez: mid-tempo mécanique, riffs carrés et martiaux, ton monocorde et très grave, et profusion de sons électroniques typés « tanz-metal ». Deathstars ne fait que rajouter à cela une ambiance dark / gothique et une voix de sorcière chuchotée cradle-style, pouvant de ce fait évoquer à la fois Marylin Manson, Samaël, ou encore Moonspell. Aucune prouesse technique à l'horizon, si ce n'est une utilisation très avantageuse - mais peut-être trop systématique - des claviers. Les structures sont simples, pensées pour être retenues instantanément, permettant à la population jeune d'assouvir ses pulsions de violence dans l'extase provoquée par de petits cachetons roses. Nous avons donc sur Termination Bliss nombre de "Du Hast" qui s'ignorent, tels "Motherzone" ou "Blitzkrieg" et leurs refrains chantants.

Créativité limitée donc, mais ça a tout de même l'avantage d'être bien fait. la production, très claire, met l'accent sur les ambiances sombres, faisant de Deathstars une formation de choix pour nos amis goths. Histoire de ratisser plus large... Les introductions des morceaux sont plutôt soignées, tout comme les incorporations de voix féminines. Un titre comme "Greatest Fight On Earth", lent et oppressant, profite largement du duo formé par Andreas Bargh et de la soprano ficitve. Voilà une certaine forme d'originalité. Mais celle-ci est très limitée, surtout quand suivent "The Last Ammunition" ou "Virtue To Vice", très formatés. Surtout que les Deathstars ne daignent pas s'aventurer une minute hors de leur petit monde, préférant décliner leur formule sur toute la longueur du disque. On risque l'indigestion.


À fort volume, il y a de quoi headbanguer et pogoter, tout comme le ferait un disque de Rammstein. A vrai dire, il n'y a que la forme qui change: remplacez les textes dans la langue de Goethe par des vociférations gothiques en anglais, virez la pseudo-voix black-metal, ôtez le maquillage de nos quatre gugusses, faites leur faire un peu de gonflette, et voilà on s'y retrouve. Bien mené cependant, ce disque a de quoi faire passer de bons moments à un certain type de public, qui a envie de se diversifier... Mais pas trop alors. Parce que Deathstars, c'est vite gavant.


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