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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 11/20

LINE UP

-Mikko A.
(chant)

-Hasjarl
(guitare)

-Shaxul
(batterie)

(Bassiste non crédité)

TRACKLIST

1) The Victory Of Impunity
2) Drink The Devil's Blood
3) Extinction Of The Weak
4) Sacrilegious Terror
5) Raping Human Dignity
6) The Ancient Presence Revealed
7) Knowledge Of The Ultimate Void
8) Death's Reign (Ultimate Futility)

DISCOGRAPHIE


Deathspell Omega - Infernal Battles
(1999) - black metal - Label : Northern Heritage



Comment chroniquer un disque pareil ? Peut-être en commençant par dire qu'il s'agit du regroupement de 2 démos du groupe à ses débuts : Disciples Of The Ultimate Void et Infernal Battles. À ce point, au peut déjà tirer 2 enseignements. La première, qui dit débuts du groupe, dit manque de moyens, et c'est ici flagrant. Ca ne fait que rajouter un côté « true » pas désagréable pour un sou au black metal de Deathspell Omega.

La deuxième, qui dit 2 démos, dit 2 enregistrements différents et donc 2 productions différentes. Et vous en aurez pour votre grade car la différence entre les 2 démos saute comme une évidence à vos oreilles. Gare à la transition ! Mais cette première approche de la chronique n'est pas forcément pertinente, car Deathspell Omega a sorti 2 albums depuis. Le fabuleux Si Monumentum Requires, Circumspice. Et le séminal Kénôse. Leur qualité est telle qu'on ne peut les oublier lors de cette chronique. Et pourtant... on doit. Car quiconque a découvert Deathspell Omega par un des 2 albums susnommés subira un grand choc. D'un black novateur et composé avec une maestria inconnue, il faut passer à un true black qui ne s'éloigne pas des canons du genre. Celui qui attend une autre pépite d'originalité en sera pour ses frais. Le groupe d'alors naviguait dans les eaux territoriales du black metal, et bien au milieu. Pas d'influence externe à signaler. Les bases du black et rien d'autre (Bathory en somme vu l'aspect primitif des compositions).
Toutefois, il serait idiot de s'arrêter à ce jugement hâtif. Car peut-être sommes-nous en présence d'un groupe à ses balbutiements, mais il ne faut pas oublier que ledit groupe a montré un talent hors-norme pour ses 2 dernières sorties. Et ce talent doit être sous-jacent dans cette galette. Et effectivement sur la démo qui ouvre le disque, Infernal Battles, on est face à un black metal très classique, mais qui n'oublie pas d'avoir de bons riffs et une atmosphère glaciale propre au genre. Cela se joue sur un mid-tempo pas désagréable du tout (et surprenant connaissant la vitesse des albums suivants) avec un chant raclé comme il se doit, possédant sa dose de personnalité et propose une bonne ration de black metal pour l'amateur du genre. Celui-ci sera donc conquis par ces 4 premiers titres. Par contre, l'amateur du Deathspell Omega d'ensuite mais pas de black metal remballera les valises et ira les poser ailleurs pour voir s'il y est. C'est dit.
Viennent ensuite les 5 derniers titres et la 2e démo qui compose cet album. On change de monde et on s'en aperçoit immédiatement. D'approximative (il suffit d'entendre les quelques sautes de son...) la production devient carrément exécrable pour ce 2e acte. Le manque de puissance est ahurissant, le son de batterie fait un peu pitié et les guitares ne sont pas mieux loties. Bref, c'est pas vraiment la joie car pour le coup, le côté true est vraiment trop développé. Mais bon, ça n'a jamais tué un album non plus. Et surtout pas de black metal. Le plus important réside dans les compositions et l'atmosphère. Et bien... c'est honnête dans les 2 cas, mais comme pour la première démo, ce n'est pas transcendant (c'est même d'un niveau inférieur), le son en moins. Vous faites donc rapidement l'équation dans votre tête pour vous rendre compte que si les non blackeux avaient été laissés sur le bord de la route pour Infernal Battles, Disciples Of The Ultimate Void laissera carrément les non true blackeux dans les roses.

Si on fusionne ces 2 démos, on se retrouve avec un album de pur black metal, clairement en dichotomie avec lui-même de part sa nature et uniquement recommandable aux adorateurs de true black et les fans ultimes du groupe. Mais qu'aucuns ne s'attendent à trouver de la très bonne musique. Cela n'empêche pas certains de déclarer sans sourciller qu'il s'agit là des meilleurs enregistrements de Deathspell Omega. Je vous laisse seuls juges. Encore une fois, si vous avez découvert Deathspell Omega via ses 2 derniers disques, sans être fan de black, n'achetez pas cet album. Sinon prenez-le pour apprécier les progrès ahurissants accomplis par le groupe depuis cette époque pas si reculée.


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