1914

CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13.5/20

LINE UP

-Nicolas Perchaud
(chant)

-Michaël Vallesi
(guitare+chant)

-Sébastien Lobut
(guitare)

-Guillaume Mauceli
(basse)

-Isabelle Vailler
(claviers)

-Médéric Moge
(batterie)

TRACKLIST

1)Chapitre I : Prologue
2)Chapitre II : A la quête du passé
3)Chapitre III : Gorthoth, le passeur du fleuve de l'oubli
4)Chapitre IV : Le temple des putains démoniaques
5)Intermède
6)Chapitre V : Le jardin d'Eden
7)Chapitre VI : Incantation à Cébil
8)Chapitre VII : Le sacrifice de la vierge
9)Chapitre VIII : Le baptême du diable
10)Chapitre IX : Et la lumière fut...
11)Chapitre X : L'antre des morts
12)Chapitre XI : Une quête sans lendemain
13)Chapitre XII : Les larmes du destin

DISCOGRAPHIE


Furia - A La Quête Du Passé
(2001) - black metal thrash metal - Label : Adipocère



Premier album pour nos amis venus de la Saône. Une intro tout en corbeau et en bruits de la forêt accompagnés de claviers imitant fortement les violons … mmm, ça doit être du black metal ça non ? Et bien non ! Bon, ok, la voix black est bien présente, mais rien d’autre de black metal à mon avis. Les guitares sonnent plutôt heavy et il y a une voix death qui se fait entendre de temps en temps. Même si la batterie s’énerve en blast beats par moment, on ne peut pas dire qu’il s’agisse de black metal, du black/thrash plutôt, bien que je n’aime pas trop ce genre de terme. En tout cas ces franchouillards nous content l’histoire de Miran qui va vivre différentes aventures au cours du disque, car oui c’est un concept album qui tourne autour de ce Miran à la quête de … son passé. Quelques sordides histoires se trament bien évidemment. Tout ça est mené à la façon d’une pièce de théâtre, chaque chanson faisant office d’une scène.

Au niveau musical, ce qui au fond nous intéresse le plus, c’est pas mal. Les guitares délivrent des riffs efficaces avec même quelques pompages sur Iron Maiden j’ai trouvé à certains moment. Mais le plus important c’est que les riffs sont entraînants, ils ne lassent pas et ne donnent pas une impression de repompe sur d’autres groupes, même si bien évidemment des influences sont présentes. D’ailleurs je dirais qu’ils doivent bien aimer Emperor pour le côté orchestral des claviers et Cradle of Filth pour les voix féminines qui parsèment la galette, et en assez forte dose, ce qui n’est pas pour déplaire.

Ensuite un œil sur les claviers donc, qui font dans le théâtral ce qui est bien dans l’esprit du CD puisqu’il se présente sous la forme d’une pièce de théâtre avec intro, transition et conclusion. D’ailleurs les transitions font la part aux voix langoureuses des femmes, et aux bruits plus ou moins inquiétants (l’éternelle porte qui grince). Pour revenir aux claviers, ils sont tout de même un peu trop présents à mon goût … je sais je n’affectionne pas particulièrement la chose. Mais bon, je ne peux m’empêcher de penser que ça gâche un peu la musique trop de claviers. Les voix maintenant. Une caractéristique importante de la musique de Furia puisqu’elles alternent allègrement entre chant black, death et voix de femme tout ça encore dans le but de conter l’histoire et de donner la parole aux différents personnages qui émaillent la pièce. Miran se voyant affublé de la voix black. Un petit mot sur la batterie qui sonne malheureusement comme un boîte à rythme alors qu’elle est dirigée par un être humain. Un point à revoir pour le second album.


Au final, cela nous donne un album bien carré, tapant juste et avec ses morceaux de bravoure comme la montée en puissance bien vue de "Incantations à Cébil" ou le riff d’entrée de "Le Temple des Puritains Démoniaques". De même certains passages aux claviers sont très pompeux et bien bons. Par contre les problèmes se situent au niveau du chant black, pas très original, du trop plein de claviers et de la batterie, qui même si elle a de bons passages sonnent trop comme une machine, notamment dans les blast beats furieux. Et puis l’ensemble sonne pas assez personnel. Néanmoins, il s’agit d’un premier effort et il est encourageant pour la suite, notamment si les bonnes idées sont gardées et les points faibles corrigés. Et c’est très faisable. A conseiller à ceux qui aiment quand il y a beaucoup de claviers et qui sont rebutés par la violence, la noirceur du black metal.


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