1908

CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 11.5/20

LINE UP

-Astek
(chant)

-Demon
(guitare)

-Daron
(guitare)

-Novak
(basse)

-Destroy
(batterie)

TRACKLIST

1)Intro
2)Don't Raise Your Hands Against the Creator
3)Extinction of the Earth
4)The Accused
5)Cry of the Debased
6)God Created Satan
7)Rain of Purification
8)Cursed
9)Streets of Hate
10)The Last Supper
11)And Forgive Us Our Sins

DISCOGRAPHIE


Frontside - Forgive Us Our Sins
(2004) - hardcore death metal - Label : Regain Records



Premier album pour les Polonais de Frontside avec leur disque Forgive Us Our Sins placé sous le signe du (un peu à la mode?) Hardcore Death ultra puissant. Un éboulement de riffs slayeriens du début à la fin dans la pure tradition vocale Hardcore. Quoi de neuf sous le soleil? Rien à part un potentiel et de l’ambition. La scène polonaise on la connaît: Vader, Behemoth, Decapitated, et Sqwash Bowels. Il nous manquait ce qu’un bon nombre de groupes joue aujourd’hui: du Slayer like, teinté de Hardcore, à savoir un enchevêtrement violent de riffs plus ou moins tous les mêmes mais avec un souci de «prend-ça-dans-ta-face» évidemment.

Un bon exécutoire pour les musiciens et les auditeurs qui ne savent plus où vomir leur mal-être. Frontside le déclame: tout n’est pas rose: "Extinction Of The Earth", "Cursed", "Street Of Hate" et "And Forgive Us Our Sins". Regain Records a souhaité en signant ce groupe conforter sa présence sur le plus grand nombre de sous-divisions de la scène Metal. Pari réussi, Frontside fait du vrai Hardcore Death. Tout est clair dès le violent "Don’t Raise Your Hands Against The Creator". Rythmiques plantées, ultra changeantes, lourdes et à contretemps, chant poussif et breaks interminables. Tous les ingrédients y sont.

Mais… Ah non, à un moment le disque n’était pas rayé. Comme ce «war war war» dix fois répétitif au début de "Extinction Of The World", un tantinet énervant. D’autant que le chant ne change guère, linéaire dans la violence avec quelques petits effets ici et là, à part pour "The Accused", le titre le plus proche du Grind et du coup un des plus des plus sympas de l’album. Quelques claviers viennent de temps en temps (mais alors de temps en temps seulement!) soutenir les guitares et créer une ambiance plus sombre comme sur "Extinction Of The Earth". Très grave et juste en appui, son insertion est du meilleur effet il faut le reconnaître, la chose n’étant pas très courante..

Bon c’est vrai les riffs s’enchaînent et pour certains, se ressemblent. Il faut cependant avouer la franchise du groupe dans son jeu précis et saturé. "Cry Of The Debased" s’annonce comme un titre très Thrash aux riffs inspirés. Les breaks ralentissent l’ambiance, et un chant féminin vient même susurrer une mélodie, tandis que le chanteur n’a d’autres occupations que d’assener à l’ensemble une couleur plus violente et goudronneuse. Personnellement, j’aurais choisi un chant plus dans le trip Thrash, voire vraiment Death, collant plus à la qualité d’exécution instrumentale. Le chant Hardcore enlève ce quelque chose d’irréel que possèdent les deux autres.

Pour revenir à "Cry Of The Debased", le mid-tempo final vaut vraiment le détour. Le groupe polonais sait donc faire autre chose que de l’enchaînement riffique. Les ambiances sont aussi très travaillées sur "Rain Of Purification", plus expérimental et découpé. Un bon titre qui met en avant des riffs simples mais efficaces avec une opposition entre chant plus extrême et chant clair. C’est une hétérogénéité qui correspond mieux il me semble aux capacités du groupe. "The Last Supper" dévoile une influence plus orientale qui rend le titre sympathique.


Frontside a opté pour des guitares très fortes, rythmiquement en place et parfois intéressantes au niveau des mélodies. Un bon début pour le groupe même si l’écoute entière de l’album est toutefois un peu difficile. La musique du groupe reste assez indigeste, les très bons moments sont un peu noyés dans une suite parfois sans fin de plans déjà écoutés depuis un bon moment. Le futur passe pour les Polonais par une exploitation plus judicieuse de capacités aujourd’hui encore un peu sous-exploitées.


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