18777

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 24 septembre 2021
Sa note : 16/20

LINE UP

-Russell "Naut" Dobson
(chant+guitare)

-Matt "Anchorite" McGing
(chant+basse)

-James "Carcarion" Goodwin
(guitare)

-Robert "Slugh" Harris
(batterie)

TRACKLIST

1) Ritual & Recursion
2) Occult Ecstatic Indoctrination
3) Slain in the Spirit
4) Hypnagogia
5) Pure Consciousness Event
6) Necropsychonautics
7) Contorting in Perpetuity
8) Death Magick Triumphant

DISCOGRAPHIE


Necronautical - Slain in the Spirit



-Capitaine, capitaine ! La tempête s’approche à tribord !
-N’aie crainte moussaillon, les dieux de la mer nous protègent !
Le jeune marin scrute le ciel de plus en plus noir. Au loin des éclairs strient l’horizon… « Mon Dieu allons-nous survivre à la tourmente ? »

Oui. On va y survivre, mais tout de même, le typhon va drôlement nous secouer, le temps, notamment, de trois titres initiaux ahurissants. Slain the Spirit, le quatrième album de nos Brittons au pied marin, commence pied au plancher et nous assène, coup sur coup, trois morceaux de black symphonique maousses-costauds, gorgés de nobles références musicales. À la traditionnelle influence des vénérables Dimmu Borgir, il faut ajouter, sur le premier titre, de la furie type Fleshgod Apocalypse Necronautical nous avait déjà fait le coup, il y a deux albums, avec "Nihilartikel"- et, nouveauté, des riffs dissonants à la Emperor époque IX-Equilibrium sur "Occult Ecstatic Indoctrination", impeccablement intégrés à l’ensemble. Influences inconscientes ou petit hommage ? Je m’incline pour la seconde hypothèse car figurez-vous que "Slain in the Spirit" et ses riffs de macaque mental se la jouent… Opeth (oui, oui), le temps d’un break avec orgue Hammond inclus. Pas de hasard possible. On sort de ce fougueux début avec l’espoir que cette nouvelle offrande nocturno-macabre égale, voire dépasse, la grandeur de The Endurance at Night. Tuons le suspense : ce n’est pas le cas.
Après cette débauche d’énergie, Necronautical retourne à un black sympho orthodoxe un peu plus pépère. Pas dégueu hein, juste moins furieux, moins exalté, moins fou. Le milieu de l’album constitue donc le passage faible de l’album, où le groupe montrera un goût nouveau pour les chœurs féminins – en espérant qu’ils n’iront jamais aussi loin que Dimmu dans la voie sucrée. En revanche, la fin de Slain in the Spirit, quoique moins pétaradante que l’entrée en matière, montre à nouveau un Necronautical naviguant toutes voiles dehors sur l’océan de l'infra-monde. "Contorting in Perpetuity" - à la mélodie ressemblant, cette fois-ci certainement de manière fortuite, à "Haire Pneuma Skoteino" d’Hail Spirit Noir - et "Death Magick Triumphant" s’avèrent un peu plus académiques que leurs petits frères du début d’album, mais néanmoins fort goûtues, très dynamiques et riches en belles mélodies. Le dernier morceau possède même une dose de majesté plus que suffisante pour clore ce bien bel album en beauté.


Apotheosis m’avait un peu inquiété, Slain in the Spirit me rassure. Necronautical is here, moussaillons ! Avec cette nouvelle sortie, leur black sympho oscille entre bons et très grands moments de musique obscure et symphonique. Hautement recommandable à tous les amateurs de châteaux hantés, grandes orgues et candélabres XXL.





©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 3 polaroid milieu 3 polaroid gauche 3