18774

CHRONIQUE PAR ...

21
Wineyard
Cette chronique a été mise en ligne le 03 octobre 2021
Sa note : 17/20

LINE UP

-Lago "Sanguinist" Besada
(chant)

-Andrés Gonzalez
(guitare)

-Brais Barreiro
(guitare)

-Fontàn
(basse)

-J.M. "Villa" Villaverde
(batterie)

TRACKLIST

1) The Call
2) The Relentless Shadow
3) Gate to an Eternal Doom
4) Time to Close the Circle
5) Constant Mourning Process
6) The Mischievous Faces
7) From Suffering to Oblivion
8) From Consciousness to the Grave

DISCOGRAPHIE


Dantalion - Time to Pass Away
(2021) - black metal Death suicidal - Label : Darkwoods



Bon, allez, j'avoue. J'avoue que ce qui m'a fait me pencher sur Dantalion c'est son origine : l'Espagne. Non que je nourrisse une affection aussi forte que soudaine à l'Ibérie, je dois avouer que ce fut uniquement par intérêt, rapport à notre deuxième Coupe du Monde. Sinon, je n'aurais probablement jamais atterri sur leur Bandcamp, je n'aurais pas non plus demandé le promo. Comme quoi, parfois, le hasard fait bien les choses. Dire qu'ils en sont à leur huitième album, et qu'ils me sont totalement inconnus (remarquez ils n'ont que sept cents "listeners" sur Spotify, je ne suis pas le seul à être passé au travers). Quel gâchis, si j'étais passé à côté, parce que c'est tout de même diablement bon…

Apparemment la recette de Dantalion est simple sur le papier… enfin le papier… c'est une extension idiomatique un peu maladroite, mais qui a le mérite d'être compréhensible. Je disais donc, la recette, c'est une excellente voix déchirée, habitée par l'urgence et la douleur, parfois grogneuse. Mais toujours pertinente, d'une mélancolie malsaine et puissante, assez typique du suicidal black. "The Relentless Shadow", "Gate to an Eternal Doom" (ces cris…) et "Time to Close the Circle" en sont les exemples parfaits, mais pas que, tous les titres, à part bien sûr l'instrumental d'introduction "The Call" - qui aurait mérité d'être plus que cela d'ailleurs - sont émaillés de cette voix hantée.
Et pourtant, nos compères ne sont pas vraiment ancrés dans le suicidal black, même s'ils en utilisent certains codes. La musique de Dantalion n'est certes pas empreinte de joie et de lumière, mais de là à les classer dans le suicidal, il y a un pas que je ne franchirais pas. Seule la voix et quelques riffs entrent dans cette catégorie, le reste de la musique du groupe est clairement dans un black/death mid-tempo qui sait accélérer comme sur "Constant Mourning Process", par exemple, ou "From Conciousness to The Grave". Les riffs, finalement, c'est le second ingrédient majeur de la recette. Que ce soit sur les intros ou dans le corps des titres, ils sont ultra efficaces, ciselés, parfois puissants, parfois mélancoliques, mais toujours marquants et finalement vraiment prenants.


Quelle réussite cet album… Il n'y a pas un morceau à jeter. Du black/death racé oscillant entre la puissance alchimique de Noctem et la mystique de Mephorash. Une voix assez rare et omniprésente (oh, un oxymore), des riffs tueurs et un vrai savoir faire pour faire prendre la mayonnaise. Du début à la fin, tout passe trop vite. Une excellente sortie pour cette année finalement assez pauvre en ce qui me concerne. Bon, cela étant, n'oubliez pas que j'ai des goûts assez particuliers en la matière (certains diraient "de m**de" et je reconnais que ce n'est pas faux, tandis que je les en**le avec gentillesse). Mais j'assume, et vais de ce pas voir comment me procurer cette galette en support physique (d'ailleurs c'est fait au moment où je conclus).






©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 6 polaroid milieu 6 polaroid gauche 6