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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 11 septembre 2021
Sa note : 13/20

LINE UP

-Nicolas "Cide" Foucault
(chant+basse)

-Damned
(guitare)

-Rem
(guitare)

-Janus
(batterie)

TRACKLIST

1) Zeus
2) Hera
3) Poseidon
4) Demeter
5) Hephaistos
6) Aphrodite
7) Athena
8) Arès
9) Apollon
10) Artemis
11) Hermes
12) Hades

DISCOGRAPHIE

Gods (2021)

Olympus - Gods



Les groupes sympas je les appelle. Un concept simple, clair, déterminé. Leur nom : Olympus. Le titre de l’album : Gods. Et donc, les noms des chansons, facile : les douze dieux de l’Olympe. Réviser votre abécédaire des dieux qu’ils déclarent vouloir. Soit. Par contre, on s’inquiète un peu pour la pérennité d’un groupe prénommé Olympus qui a déjà sorti des chansons sur tous les dieux majeurs de la mythologie grecque. Mais bon, ça ce sont des préoccupations pour plus tard.

Plus prosaïquement, intéressons-nous à la proposition actuelle si vous le voulez bien. Soyons clairs, car c’est tout autant de l’eau de roche que leur concept : black death et rien d’autre. Ah si, du black par-ci et du death par-là. En fait, souvent mélangé. Les rares entorses à la règle sont des incartades plus folkloriques orientales, typées grecques dirons-nous (et relativement similaires malheureusement). Mais sinon, le cap est franc, massif et tiré tout droit dans les vallées sombres du black death. En fait, tellement droit qu’aucune surprise ne semble devoir, ou pouvoir, percer cette carapace épaisse et totalement assumée. Olympus déroule un plan de bataille tout à fait implacable sans en dévier, tout en ayant été préalablement minutieusement préparé. Vous l’avez vite compris, trop. Gods, c’est l’archétype de l’album rouleau-compresseur.
Gros son bien compressé (dans les limites du raisonnable), guitares bien remplies, batterie imposante, on est immédiatement pris par une production puissante, grosse comme on dit. Le bulldozer une fois en marche n’a que peu de chance de s’arrêter. L’avantage, c’est une prise en main aisée. Tout comme on a reconnu immédiatement le style, on intègre très rapidement la musique. De fait, Gods est une sortie quasi formatée destinée à l’océan des amateurs du black death à gros son. Fort heureusement elle évite le funeste destin de la réalisation policée à en vomir et donc parfaitement lisse. D’une, elle s’appuie sur des compositions fortes, autoportantes serais-je tenté d’écrire. De deux, cette prégnance de l’univers grec ressort fugacement, mais régulièrement dans des orchestrations pertinentes (malgré leur répétitivité). Evidemment, on ne se laisse pas berner sur une originalité invisible, par contre on salue l’effort de personnaliser son œuvre.


Reste un album sur lequel les critiques glissent facilement, et qui nous laisse à court de mots. Un manque dû à un curseur de kiff bloqué dans une zone de confort certaine. Le type de bel ouvrage qui laisse à regretter le grain de folie tant et tant espéré. Ne boudons pas un plaisir facile même s'il s’en tiendra là, à facile. Par contre, ça doit passer crème en concert.





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