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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 11 septembre 2021
Sa note : 13/20

LINE UP

-Simone "HHG" Marzullo
(chœurs+guitare+batterie)

-Nezer
(guitare)

-Rakshasa
(guitare)

-Nicolò "Azghal" Paracchini
(claviers+basse)

Ont participé à l'enregistrement :

-Vama Marga
(chant sur 1 et 5)

-Michele Spallieri
(chant sur 2 et 5)

-Lucifero Fieri
(chant sur 2 et 6)

-Roberto "Chainerdog" Aldeghi
(chant sur 2 et 6+guitare sur 6)

-Matteo Gresele
(guitare sur 3)

TRACKLIST

1) Abiura
2) Suffocate in Oxygen
3) Source of Miracles
4) Praelatorium Pedophilia
5) Apocalypse 20.7-8-9
6) The Elohim’s Mark

DISCOGRAPHIE

Excommunica (2021)

Argesh - Excommunica
(2021) - black metal - Label : Nero Corvino Records



L’air de rien, dans ce monde outrancier de communication, de partage d’information, sans cesse submergé de flux ininterrompus, passer sous les radars devient une performance en soi. Prenez ce Argesh italien. Le pays d’origine n’est pas sur l’Olympe du metal, néanmoins il en demeure un représentant connu. Pourtant, nous voilà face à un groupe fondé en 2010 et totalement inconnu au bataillon, sans démo ni politesse. Accompagné du si important premier album.

De musique, Argesh pose ses paquets sur la table, sans tergiversation : black metal sans compromis. Tendance brutale le manque de compromis. Les riffs sont ultra rapides, les blasts ultra présents (mais fort heureusement pas systématiques) et ultra véloces. L’on sent poindre un peu de la testostérone death brutal dans cet amoncellement noir, au détour de certains riffs, via l’entremise de structures imposantes, et même certains types de chant (il y a une foultitude d’invités et pas de hurleur attitré). Pourtant, tout commençait comme dans un film d’action à tendance suspense par l’intro des familles. Grandiloquent. Dimmu ou Cradle se disait-on naïvement. Pourtant, c’est bien un peu d’Aborym qui perce dans l’utilisation d’un chant clair déformé tourbillonnant. Et même du Negură Bunget de manière très étonnante par le truchement d’une flûte aiguë, quasi stridente, sur le premier vrai titre, "Suffocate in Oxygen". Sauf que la référence que l’on privilégiera tombera sur The Legion.
La formation suédoise fit un passage relativement court, mais remarqué, de black brutal saupoudré de technique. Et les riffs à toute berzingue, la batterie bien présente sont réminiscents du premier, et plus accessible, album Unseen to Creation de cette entité. Sauf que la volonté d’en imposer instrumentalement est moins présente, et plus axée sur la vitesse pure. D’ailleurs de Dimmu, on retrouvera certains tics sur les cymbales, ou le son de la caisse claire, en droite ligne de Spiritual Black Dimensions, avis aux amateurs de l’audio. Et ce Excommunica donc ? Moins bas du front qu’une simple déflagration pure de violence. "Apocalypse 20.7-8-9" par exemple débute presque comme du black indus, signe de la volonté de rafraîchir l’ensemble. Ensemble par ailleurs homogène dans sa qualité bien que n’exaltant jamais vraiment les papilles auditives, même si cette "Apocalypse 20.7-8-9" encore une fois porte en son seing un superbe riff tournant. Que l’on aimerait entendre ce niveau sur tout le reste !


Exaltation. Voici ce qui manque ici. On sent que les dix années d’existence du groupe, et les apparemment cinq années de gestation de l’album, soutiennent fermement des compositions solides, maîtrisées. Pas originales, mais avec ce brin de personnalité qui différencie. L’on exige de tutoyer plus systématiquement les sommets.





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