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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 11 septembre 2021
Sa note : 12/20

LINE UP

-Martin Rubini
(chant)

-Phillip Kaaber
(guitare+basse)

Ont participé à l'enregistrement (?) :

-Lasse Guldbæk Jensen
(guitare)

-Christian Haystack
(??)

-Jon Schmidt
(??)

TRACKLIST

1) Interitus
2) Invita Lucifer
3) B43-Moab
4) In the Shadow of a Falling Star
5) Lion and Snakes

DISCOGRAPHIE


Lotan - Angelus Pestis (EP)
(2021) - black metal - Label : Uprising Records



Lotan, tranquille les pépères. Piquer le nom d’un chroniqueur de nos célèbres terres et s’en tirer en changeant une lettre… Hein ? Bon, apparemment le Lotan est le Leviathan, ça ira pour cette fois. Sinon ils sont Danois. Et pratiquent le black metal mélodique.

C’est eux qui le disent dans leur bio. Tout comme celle-ci mentionne le terme « raw ». Etrange association. Ne vous laissez pas leurrer par cette crudité annoncée, nous sommes bien plus dans un black mélodique, volontiers brutal lorsque l’occasion se présente. Aussi les références évidences vont un peu plus au nord : Marduk pour l’aspect ultra rapide de certains riffs, Dark Funeral pour les blasts et le chant. Fort heureusement Lotan ne se résume pas à une compétition de vitesse même si on peut par moment le craindre. Il enquille les mélodies, et "In the Shadow of a Falling Star" possède un superbe pont apte à soulever les cœurs. "Invita Lucifer" est même carrément du Rotting Christ des années 2000/2010. Étonnant au milieu de cette abondance noire.
Qui vire au blast ultra violent. Quand même. Cet EP de cinq titres pour vingt-deux minutes de musique se dévoile moins idiot avec les écoutes. J’étais effectivement apeuré d’une approche par trop bestiale au premier contact. Pourtant, avec un minimum d’attention on convient aisément que la bêtise n’appartient pas au combo. Certes, je ne verserai pas dans l’excès inverse pour aller jusqu’à parler de musique géniale, mais il y a indubitablement autre chose que du black de base. Les riffs sont variés dans leur style et le tout somme tout facile à écouter. Parler de sortie maîtrisée ne relève alors pas de l’ineptie. Maîtrisée, tout comme elle manque de folie. La passion n’atteint pas des niveaux mortels, signe que le côté bon élève prend le dessus.


Pour un deuxième EP, il faut en souligner la maîtrise. Une direction musicale claire et des armes pour la faire valoir. Par contre, impossible d’y entendre la relève du genre. Un bon soldat qui devrait plaire à une bonne dose d’amateurs d’un style bien balisé.



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