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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 31 août 2021
Sa note : 16/20

LINE UP

-Kenneth "K." Parker
(chant)

-Justin Blake "J." Stubbs
(guitare+basse)

-Jared "J." Moran
(batterie)

TRACKLIST

1) Intro
2) Unction of Muliebrous Broth
3) Peryphlegethonic Mindflaying
4) Thou Butcherer of Human Folly
5) Lurid Placeless Echoes
6) Between Engorged Realities
7) Concupiscence of Frenzied Humors
8) Tendon Padentum
9) Death of Ratiocination
10) The Soul’s Admonishment
11) The Glory of Woe

DISCOGRAPHIE


Occulsed - Crepitation of Phlegethon



Je vous le jure, j’essaie vraiment hein, promis. Des fois, on aimerait bien commencer une chronique autrement que par une lapalissade, énoncer cette évidence qui nous tracasse le cerveau. C’est tellement facile, flemme intellectuelle peut-être. Mais bon, on aime ça quand même, alors quand on entend Occulsed pour son premier album, on sait ce qu’on va écrire.

Cannibal Corpse. Voilà, c’est sorti, c’est écrit, qu’on passe à autre chose. Les Floridiens sont tout autant omniprésents, du son aux riffs, sans en être à la fois la source unique d’inspiration. Pourtant l’enveloppe globale fait immédiatement penser à eux. Le vieux canniboule surtout, celui du début des années 90. On décèle aussi un soupçon de Suffocation par certaines rythmiques. Ainsi que d’autres groupes de death anciens et occultes. Car occulte, voilà ce à quoi Occulsed aspire. Certes, plomber votre esprit par trente-six mètres de fond est une obsession (batterie ET basse sont à l'avenant), mais l’enveloppe sonore et musicale des deatheux d’Atlanta fait indubitablement appel aux aspects les plus magie noire du genre. Enfin Morbid Angel. La pochette de l’album ne dépareillerait pas dans la discographie des maîtres.
Ceci posé, attardons-nous sur la couverture musicale de ce death, certes tout à fait classique et pour autant poisseux comme peu de groupe peuvent y prétendre. Et cette poisse est un bon indicateur de deathitude. Très élevée, ce qui n’est pas pour déplaire, bien loin de là. Les riffs sont des modèles du genre, gras, lourds, abrasifs. Occulsed arrive à torturer son auditoire sans recourir à masse blast beats. Bien au contraire, l’occurrence de la chose est remarquablement faible, et c’est vraiment pour le mieux. L’on peut alors se laisser à la flânerie et profiter d’une ambiance remarquablement glauque, profonde, puissante. Admirer, oui le mot est lâché, des riffs qui semblent tout à la fois convenus mais forts et expressifs en même temps. Crepitation of Phlegethon, au-delà de son envie irrépressible d’user de mots rares de la langue anglaise (matez les titres des chansons) modèle un véritable album de pur death, brutal sans l’être rythmiquement, épais comme la glace de l’Antarctique.


Une réussite si vous voulez mon misérable avis. D’une homogénéité admirable, d’une densité à ravir fortement et fermement tout amateur de death qui se respecte. Les codes du genre son respectés avec brio, et c’est là tout le talent des zombies, sans tomber dans le manque d’originalité patent. Tout cela, par la force d’une ambiance morbide du tonnerre et d’une intelligence de composition palpable (l’outro est brillante dans sa simplicité).





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