18740

CHRONIQUE PAR ...

132
Eudus
Cette chronique a été mise en ligne le 10 août 2021
Sa note : 15/20

LINE UP

-Simone Johanna Maria Simons
(chant)

-Mark Jansen
(chant+guitare+orchestrations)

-Isaac Delahaye
(chant+guitare)

-Coen Janssen
(claviers+orchestrations)

-Rob Van Der Loo
(basse)

-Ariën Van Weesenbeek
(batterie)

TRACKLIST

1) Alpha - Anteludium-
2) Abyss of Time - Countdown to Singularity-
3) The Skeleton Key
4) Seal of Solomon
5) Gaia
6) Code of Life
7) Freedom - The Wolves Within-
8) Kingdom of Heaven Prt.3 - The Antediluvian Universe-
9) Rivers
10) Synergize - Manic Manifest-
11) Twilight Reverie - The Hypnagogic State-
12) Omega - Sovereign of the Sun Spheres-

DISCOGRAPHIE


Epica - Omega
(2021) - metal symphonique - Label : Nuclear Blast



Traditionnellement réglé comme un coucou, avec un album tous les deux ans, Epica a pris son temps pour élaborer le successeur du trop sous-estimé The Holographic Principle. Après deux tournées et une crise sanitaire, Mark et sa bande reviennent avec Omega qui perpétue la tradition de la majorité des albums des bataves. Très bons, mais trop surchargé.

On le sait, Mark et ses acolytes (qui prennent de plus en plus d’importance dans les compositions) sont généreux, trop généreux, ce qui donne régulièrement un sentiment de trop plein avec des œuvres dépassant l’heure d’écoute. Selon la mouture la pilule passe plus ou moins bien. On retient un Design Your Universe formidable mais également un The Divine Conspiracy complétement à côté de son propos (oui, c’est trop facile de s’acharner sur Requiem for the Indifferent, il est temps de clamer haut et fort que The Divine Conspiracy est l’album le plus faible des Néerlandais !) Comme à son habitude, Epica suit une ligne directrice (un metal symphonique parfaitement produit, faisant la part belle aux growls, avec un orchestre omniprésent, mais pas trop pompeux et avec un jeu de guitare bien supérieur à la moyenne, merci Isaac !) mais, et c’est ce qu’on (je) aime avec le groupe, une approche légèrement différente d’album en album et apportant un nouveau concept. L’effort précédent avait une approche plus prog avec des thèmes cosmiques. Omega se veut plus direct et plus lumineux. Simone y est, une nouvelle fois parfaite, sa voix est en perpétuel progrès (takes notes Sharon) et elle incarne à la perfection l’ambiance des morceaux proposés. Comment ne pas cité "Rivers", ballade sublime où elle brille de mille feux ou encore sur l’explosive "Code of Life" où elle rayonne sur le refrain. Omega est un opus quasi parfaitement équilibré.
Les pièces maîtresses de metal symphonique ("Abyss of Time", "Kingdom of Heaven 3") côtoient les tubes ("The Skeleton key", "Freedom") sans oublier les explorations orientales, marque de fabrique du groupe. Le tout est parfaitement conclu par le titre éponyme, véritable pièce maitresse de cette nouvelle œuvre. La formule est connue, Simone et Mark se partage le micro, l’œuvre monte progressivement en tension avec ses chœurs avant de laisser place à un break digne des plus belles oeuvres d’Epica, heavy et puissant (encore merci Isaac), il entraîne le titre dans une nouvelle dimension au fil que les minutes s’écoulent. Ce n’est d’ailleurs pas une surprise que sur les deux premiers concerts depuis la sortie d’Omega, de voir le morceau supplanter le cultissime "Consign to Oblivion", traditionnel morceau de fin de setlist depuis des années. Omega aurait pu être un petit chef d’œuvre, qui aurait pu dépasser Design Your Universe. Malheureusement Mark ne fait pas le tri dans ses idées, et portant un concept, il ne peut se résoudre à alléger son propos. C’est ainsi que l’enchainement "Synergize"-"Twilight Reverie" est terrible. Sans être foncièrement mauvais, les deux occurrences sont fades comparés au reste de l’œuvre, et faites le test, écoutez l’album avec et sans, et vous passez de 15/20 à 17/20 sans sourcilier.


Epica continue d’être à deux doigts des sommets, Omega est une nouvelle fois une œuvre réussie, riche, plaisante et technique. Avec les années le groupe est toujours à un niveau de créativité impressionnant. Il est donc une nouvelle fois dommage qu’Epica en fasse, encore une fois, légèrement trop. Cela fait partie de l’histoire du groupe on l’accepte et cela ne vous empêchera pas de vous délecter devant cet Omega.




©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 6 polaroid milieu 6 polaroid gauche 6