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CHRONIQUE PAR ...

42
Wotan
Cette chronique a été mise en ligne le 13 juin 2021
Sa note : 15/20

LINE UP

-Jacob Bannon
(chant)

-Kurt Ballou
(chant+guitare)

-Nate Newton
(chant+basse)

-Ben Koller
(batterie)

TRACKLIST

1) A Single Tear
2) Eye of the Quarrel
3) Under Duress
4) Arkhipov Calm
5) I Can Tell You About Pain.
6) The Dusk in Us

7) Wildlife
8) Murk & Marrow
9) Trigger
10) Broken by Light
11) Cannibals
12) Thousands of Miles Between Us
13) Reptilian

DISCOGRAPHIE


Converge - The Dusk in Us
(2017) - postcore - Label : Epitaph



Cinq années après un All We Love We Leave Behind monstrueux, Converge revient avec un nouvel album studio, pour notre plus grand plaisir. Non pas que nous étions en manque durant ce temps, vu que deux albums live furent produits, dont une prestation dantesque au festival Roadburn durant laquelle le groupe joua l’album Jane Doe dans son intégralité. Mais un nouvel album de Converge, c’est toujours un petit événement. Je m'étais même peigné pour l’occasion.

Est-ce que cela en valait la peine ? Oui, et non. Le temps passe, et Converge stagne un peu, il faut bien l’admettre. Cet album pourrait être constitué à moitié de chutes de studio de All We Love We Leave Behind que cela ne me surprendrait pas. “Wildlife”, “Murk / Murk & Marrow”, la doublette punk “Broken by Light”/”Cannibals”, même l’opener “A Single Tear” sont autant de morceaux sur lesquels nous retrouvons du Converge très classique et sans surprise ni évolution non plus. Encore que “A Single Tear”, construit sur un riff presque joyeux, possède un moment très touchant. Pas étonnant vu que les paroles évoquent le premier instant où Bannon posa les yeux sur son fils, un souvenir très fort et fondamentalement heureux pour n’importe quel parent. Mais dans l’ensemble le disque est un peu plus prévisible. Bien entendu il y a un morceau long, le titre éponyme. Bien entendu, il y a un titre au potentiel d’hymne live énorme, basé sur un riff de guitare monstrueux: “I Can Tell You About Pain”.
Sans surprises, The Dusk in Us ? Et bien pas complètement : il y a plusieurs éléments sur lesquels Converge continue d'évoluer, d'expérimenter. Les chœurs sur le refrain de “Under Duress” sont uniques pour le groupe. Et surtout le titre éponyme voit Jacob Bannon chanter réellement, pour la première fois. Assumant complètement son chant clair, il se fait poignant dans un crescendo de rock atmosphérique, dans la continuité des expérimentations ambient du groupe entamée avec “Wretched World”. Variations sur le chant de “Thousands of Miles Between Us”, même si le titre n’est pas très convaincant. Même quand Converge fait un peu de surplace, le résultat reste de haute volée. “Trigger” pourrait être un hommage à Pantera, tellement ce titre groove. Le mathcore d’antan est aussi de retour, sur “Arkhipov Calm”, avec une rythmique particulière. Et même s'ils sont prévisibles, “A Single Tear” et “The Dusk in Us” s'avèrent bons. Bien sûr, le groupe ne laisse pas son intégrité sur le bord de route avec le disque produit par Ballou, la pochette réalisée par Bannon et le tout sorti sur le label Epitath. Pour conclure, il faut mentionner la face B du single “I Can Tell You About Pain”, “Eve”, laissé de côté pour cet album. Un titre monstrueux avec une rythmique de malade, un refrain de fou et un final explosif très émotif et encore une fois un savant mélange de mélodie et de violence. Le meilleur titre de ces enregistrements et il n’est même pas sur l’album !

Converge continue son petit bonhomme de chemin. The Dusk in Us est une pierre supplémentaire sur la route, un bon disque mais qui reste un peu décevant considérant le nom du groupe sur la jaquette. Sans avoir la cohérence d’un Jane Doe ou d’un Axe to Fall, cet album fait un peu de surplace, la surprise cédant le pas à une légère monotonie sur quelques titres. Cependant les bon titres restent au niveau habituel pour le groupe, pour notre plus grand plaisir.





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