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CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 04 juin 2021
Sa note : 14/20

LINE UP

-Eric Andrew "A.K." Knutson
(chant)

-Michael Gilbert
(guitare)

-Steve Conley
(guitare)

-Michael Spencer
(basse)

-Ken Mary
(batterie)

TRACKLIST

1) Prisoner of Time
2) Control
3) Recover
4) Prepare for Chaos
5) Slowly Insane
6) Architects of Hate
7) Demolition Man
8) Unwelcome Surprise
9) Snake Eye
10) Survive
11) Good or Bad
12) The End

DISCOGRAPHIE


Flotsam And Jetsam - The End of Chaos
(2019) - thrash metal - Label : AFM Records



Depuis que Flotsam and Jetsam s'est remis en selle en 2010 avec The Cold, la formation thrash dans laquelle officiait Jason Newsted avant d'aller auditionner pour Metallica sort des albums à cadence soutenue après une décennie compliquée. De bonne tenue générale, ces derniers confèrent désormais à la troupe nord-américaine le statut de valeur sûre du metal vintage réactualisé, sans gamelle ni coup d'éclat. La nouvelle offrande intitulée The End of Chaos va-t-elle changer la donne ?

La tendance ne semble pas à la révolution si l'on se fie à l'artwork sur lequel Flotzilla, la mascotte laide comme toute mascotte metal qui se respecte, refait son apparition les pieds dans l'océan après avoir violenté la Statue de la Liberté et foutu le feu à New York, et non à Colmar ce qui aurait pu se concevoir puisque s'y trouve le Grillen, la salle, enfin disons le bar aménagé bien connu des metalheads rhinois et des fans de CROWN. Le contenu est à l'avenant – difficile d'entretenir un début de suspense alors que le quintet convoque exactement les mêmes éléments dont il garnissait ses précédentes livraisons et ce dès "Prisoner of Time", le titre d'ouverture : riff saccadé à allure soutenue, chant aigu mis en valeur sur un refrain soigné, solo nerveux puis retour à la case départ. L'énergie déployée par le collectif n'est jamais mis en défaut, celui-ci ne s'accordant même pas le temps d'une respiration à l'occasion d'une power ballade, un genre dans lequel la section de Phoenix excellait à ses débuts.
De cet ensemble homogène émergent logiquement les morceaux dotés d'un refrain entraînant - l'opener suscité et son quasi jumeau "Survive" ponctué d'une des rares vocalises du survivant Eric A.K. Knuston qui n'était pourtant pas avare en la matière sur l'inaugural et inégalé Doomsday for The Deceiver, mais également le mélancolique "Recover", l'enlevé "Snake Eye" et le bien nommé "The End" en clôture. Une occurrence se distingue particulièrement : "Demolition Man", sur lequel le dosage entre vitesse et mélodie est le plus efficace, au bénéfice de couplets tendus et d'un refrain simple mais marquant. Un solo bref qui maintient l'intensité, une concision de bon aloi et voilà un single taillé pour la scène. Le reste du recueil peine à retenir l'attention en dépit d'un dynamisme qui devrait contenter les amateurs de thrash flirtant avec le heavy : "Prepare for Chaos" fait songer à du Iced Earth en accéléré tandis que la horde fait un tout droit sur "Control", laisse indifférent avec "Architects of Hate" et attise les regrets sur "Unwelcome Surprise" malgré une modulation bienvenue ainsi que sur "Good or Bad" et "Slowly Insane" dont les riffs virulents auraient mérité autre chose que l'enclenchement du pilotage automatique.


Rapide, vigoureux et mélodique, The End of Chaos s'inscrit dans la lignée des LP livrés par Flotsam and Jetsam depuis une dizaine d'années. Ce qui induit également une uniformité dans l'écriture ne laissant aucune possibilité au groupe emmené par l'infatigable Eric A.K. de surprendre – on est loin des cathédrales insensées de Doomsday for the Deceiver. Un ouvrage de bonne facture, destiné à rassurer les thrasheurs old school qui n'aiment pas trop les déviances : la mission était calibrée, l'objectif est atteint.



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