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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 12 mai 2021
Sa note : 14/20

LINE UP

-S19
(chant+guitare)

-Immolater
(chant+basse)

-Hammerface
(chant+batterie)

TRACKLIST

1) Dissolution Overture
2) Barbaric Attack Cult
3) Turmoil Sanctum
4) Blighted Microcosm
5) Desecrationist
6) Intrinsic Warfare
7) Execration Hymn
8) Perpetual Subeversion

DISCOGRAPHIE


Ancient Malignity - Ancient Malignity



Ancient Malignity, c’est le type de nom qui sonne bien occulte, noir de jais, la nuit au cœur de la nuit. Ce genre de nom qu’on n’entend plus trop de nos jours mais qui foisonnait du temps des années folles de l’extrême, à savoir les années quatre-vingt de sa naissance sous toutes ses formes, thrash, death, black. Et bien Ancient Malignity c’est tout ça.

L’intro qui vous bouffe plus de deux minutes sur un disque d’à peine vingt-huit minutes, c’est à ce détail que l'on reconnaît les groupes qui veulent sortir à tout prix leur méfait, trop pressés de publier un album pour en venir véritablement à bout. En ressortent des chansons toujours sur le fil du rasoir, prêtes à exploser à tout moment avec un son d’une densité et d’une crasse incroyable. Opaque. Voici l’adjectif qu’il faut appliquer ici. Opaque, occulte, voire culte ? Ancient Malignity a clairement ses racines dans les Grands Anciens. Le son d’un Cannibal Corpse sur Butchered at Birth. Les riffs et la batterie de Sepultura lorsqu’il se débattait dans les arcanes de l’anti-religion avec Morbid Visions. Ou un Impiety, le Singapourien, par les fulgurances tragiques de certains riffs, et une batterie entre folie et martyr.
Bien que très court, Ancient Malignity parvient à bâtir un monde réellement à part, ou totalement déjà-vu, et surtout boursoufflé à en crever d’ambiance poisseuse. Cette réalisation s'impose avec évidence comme une pépite pour tous les adorateurs des années quatre-vingt. Les riffs simples s’enchaînent, magnifiés d’une batterie à l’avenant, rapide et crue. La pointe de « modernité » est apportée par les blasts, presque anachroniques tant l’ensemble des compositions transpire l’ancien temps. Le (ou les) chant(s) complémente(nt) alors à merveille cette vision particulièrement crade du metal, grassouillet, déformé par les effets, et décharné par un zombie vomissant ses paroles.


Point de surprise :Ancient Malignity s’impose comme un album ultra efficace, destructeur sur son terrain ultra limité. Il rebutera certainement l’immense majorité, mais c'est pourtant cet aspect sans concession qui lui donne tout son charme.





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