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CHRONIQUE PAR ...

42
Wotan
Cette chronique a été mise en ligne le 17 avril 2021
Sa note : 12/20

LINE UP

-Davidavi Dolev
(chant)

-Tomer Pink
(guitare)

-Omer Fishbein
(guitare)

-Or Shalev
(guitare)

-Shai Yallin
(claviers)

-Golan Farhi
(basse)

-Jonathan Amar
(batterie)


TRACKLIST

1) Snake Charmer
2) Diaspora, My Love
3) Mountain Fever
4) Inwards
5) Somewhere I Sadly Belong
6) The Stillnox Oratory
7) Ascend
8) Ya Shema Evyonecha
9) For the Leader, with Strings Music
10) Mångata

DISCOGRAPHIE


Subterranean Masquerade - Mountain Fever



Pour diverses raisons, le line-up de Subterranean Masquerade fut modifié en 2018, un an après la sortie de leur dernier album Vagabond, pour devenir 100% israelien. Kjetil Nordhus et Paul Kuhr partis, le seul chanteur devient Davidavi Dolev, changement de batteur et recrutement d’un troisième guitariste. Et c’est avec ce nouveau line-up que le groupe s’embarque dans une tournée avec Orphaned Land et enregistre ce nouvel album.

Mountain Fever est dans la continuité de Vagabond, le dernier effort du collectif. Subterranean Masquerade se définit maintenant comme faisant du prog symphonique; une définition plutôt adéquate. Les instruments traditionnels orientaux sont à l'honneur régulièrement, tout comme les instruments à cordes frottées sur "Diaspora, My Love" ou à vent sur "Mountain Fever", les chœurs gospels sur "Somewhere I Sadly Belong". "Mångata", une jolie ballade montant en puissance pour finir sur une explosion symphonique, est à elle seule une preuve de la justesse du qualificatif. D’ailleurs, autant le procédé de la montée en puissance est cliché, autant il fonctionne ici. Ce titre de clôture est aussi la chanson la plus directe et la plus mémorable. 
De l’autre côté de l'équation, c'est-à- dire le prog, les choses se gâtent un peu. Alors oui, c’est rempli d'éléments qui, pris hors de contexte, sont bien faits, jolis, rythmés. Tellement bien faits qu’il y aurait peu à redire ?  La cohérence pêche, voire pêche beaucoup selon les morceaux. C’est trop varié, le fil conducteur se perd au fur et à mesure des plans. "For the Leader, With Strings Music" commence directement par une rythmique forte et du chant death, un titre pêchu. Mais arrive un court solo de guitare d'obédience David Gilmour, avant de passer vers un moment symphonique. Et le bazar continue sur plus de huit minutes pour un morceau qui se perd complètement. Si je prends le titre le plus faible de l’album en exemple, c’est pour illustrer que malgré le cachet Subterranean Masquerade, le nouveau line-up semble perdre son identité et l'adhésion de l’ensemble en pâtit.
Mais je pourrais dire la même chose de "Inwards" ou de "Ye Shema Evyocha". Alors qu’en revanche le premier single, "Ascend" est assez bon, avec deux parties distinctes, utilisant le même thème, et un refrain plutôt percutant. "The Stillnox Oratory", la première ballade du disque est aussi bonne, avec des détails, beaucoup de couches, une touche prog classique dans les claviers. Notez que les seuls titres qui passent vraiment bien sont les ballades, un style qui doit être simple par définition. Autre élément qui perd beaucoup: le chant. Passer de deux à un vocaliste, tout en augmentant la palette de chant, clair, death et même core sur "Somewhere I sadly Belong", est ambitieux. Et le nouveau venu n’a pas les capacités en chant death de Kjetil Nordhus. Le chant clair pêche également un peu, voire est forcé, comme par exemple sur "Ascend". 


Au fil du temps, Subterranean Masquerade perd de sa cohérence. Le groupe garde son identité, mais les morceaux souffrent de trop de variétés sans fil conducteur. Seules les deux ballades ne tombent pas dans l'écueil, et sont même les meilleures titres du disque.  Le changement de line-up n’aide pas, car le nouveau chanteur ne remplit pas aussi bien ses fonctions que ses deux prédécesseurs.




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