18538

CHRONIQUE PAR ...

124
Shamash
Cette chronique a été mise en ligne le 24 décembre 2020
Sa note : 16/20

LINE UP

-Laurent Bellemare
(vocaux)

-Antonio Freyre Ascencio
(guitare)

-Antoine Daigneault
(guitare+basse)

A participé à l'enregistrement :

-Philippe "Phil" Allaire-Tougas
(guitare sur 2)

-Kévin Paradis
(batterie)

TRACKLIST

1) Anthropic
2) Building a Shrine upon Vanishing Sands
3) Shallow Vaults
4) The Temple of Knowledge
5) To Self Devour
6) Nihilus (2011 demo)
7) Anthropic (2011 demo)

DISCOGRAPHIE

Vore (EP) (2020)

Serocs - Vore (EP)
(2020) - brutal death brutal death technique - Label : Everlasting Spew Records



Dans la multitude de sorties death de qualité parues cette année, le brutal death n’est pas forcément le plus représenté. Après la déception Disavowed et le très difficile à appréhender dernier album de Defeated Sanity, il me faut avouer ne pas avoir été ébloui par ce sous-genre, du moins concernant ce qui est parvenu à mes oreilles.

Et là, débarque sans prévenir un nouvel enregistrement de Serocs. Le groupe est toujours emmené par son compositeur principal d'origine mexicaine et entend enfoncer le clou après un très bon quatrième album, The Phobos/Deimos Suite. Il faudra un jour parler sérieusement de ce disque qui a permis à Antonio Freyre et à ses petits camarades de se faire remarquer dans une scène pouvant apparaître saturée. Il faut dire que le monsieur a fait preuve d’une très grande qualité de composition. Il a su garder un line-up stable depuis lors, et c’est donc sans surprise que l’on retrouve une suite logique à cette œuvre remarquable. Ce qui peut surprendre, ce n’est donc pas le fond, mais la forme. Pas de format longue-durée, mais un EP qui dépasse à peine les vingt-cinq minutes malgré les sept titres qu’il affiche.
Le style pratiqué est donc conforme à ce que l’on pouvait attendre, à savoir un death brutal et très technique. De très haute volée. Dès "Anthropic", vous serez happés par des riffs d’une puissance et d’une efficience admirables. L’aspect technique des titres n’efface en effet pas la cohérence de l’ensemble. Certes, les musiciens font ici montre de leur excellente maitrise, mais le travail d’écriture a permis d’éviter l’écueil d’un patchwork mal assemblé. Les connaisseurs rapprocheront cette sortie des géants Cryptopsy, période Whisper Supremacy, And Then You’ll Beg. La basse claquante d’Antoine Daigneault sautille et accompagne à merveille le jeu de batterie épileptique de la guest star française, Kévin Paradis. Les vocaux de Laurent Bellemare, gutturaux au possible, siéent parfaitement à l’ensemble. L’usine à riff édifiée par Antonio Freyre impressionne, à peine calmée par un intermède acoustique.


Étonnamment, cet EP de Serocs est l’une des meilleures choses qu’il m’ait été donnée d’entendre cette année en termes de brutal death technique. Les deux titres qui closent cet enregistrement n’apportent malheureusement rien. Il s’agit de deux demos de 2011, sans chant, qui laissent penser à du remplissage inutile. Ou comment battre en brèche l’adage qui veut que longueur et bonheur soient liés. Pour les quatre pièces solides qu’il présente, Vore est malgré tout chaudement recommandé.



©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 7 polaroid milieu 7 polaroid gauche 7