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CHRONIQUE PAR ...

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Wotan
Cette chronique a été mise en ligne le 20 décembre 2020
Sa note : 15/20

LINE UP

-Timothy James "Germ" Yatras
(chant+guitare+claviers+basse+batterie +programmation)

Ont participé à l'enregistrement :

-Audrey Sylvain
(chant sur 2 et 8)

-"Lord" Tim Ian Grose
(guitare sur 3 et 5)

-Rob Giles
(thérémine+basse+chant)

TRACKLIST

1) Intro
2) Butterfly
3) The Stain of Past Regrets

4) Departures
5) Memorial Address
6) An End
7) Beneath the Cliffs
8) Blue as the Sky, Powerful as the Waves 
9) How Can I?
10) I Can See It in the Stars
11) It's Over….
12) Withering in Hell
13) Ghost Tree Pt. 3

DISCOGRAPHIE

Wish (2012)
Grief (2013)

Germ - Grief
(2013) - black metal Shoegaze Post Metal - Label : Prophecy Productions Eisenwald



Wish, le premier album de Germ, projet solo de Tim Yatras, était intéressant. Mélangeant electro et black metal, dans un style évoquant Burzum, Vangelis et Ace of Base, ce disque expérimental souffrait cependant d’un dosage pas toujours convaincant et manquait d’avoir une réelle atmosphère. Est-ce que ces défauts seront corrigés sur Grief, second disque du projet ?

Le constat évident lors de l’ouverture du recueil est la mise en retrait de la face électronique de Germ. Sans être complètement absente, elle est beaucoup plus discrète, et ce même sur les titres instrumentaux (comme son prédécesseur, cet album comporte plusieurs plages purement instrumentales). Finies les allusions à l'eurodance, Grief s’engouffre dans la brèche ouverte par Alcest dans le post-black metal/shoegaze. Autrement dit, Tim garde les hurlements de banshee, mais remet les guitares au premier plan en les utilisant comme une texture pour construire l'atmosphère plutôt que de faire du riffing plus ou moins classique. À cela s’ajoute du chant féminin avec la sulfureuse (et pas très maligne) Audrey Sylvain (Amesoeur, Peste Noire) en invitée sur “Butterfly”.
Après cette copie d’Amesoeurs, le titre suivant “The Stain of Past Regrets” est plus représentatif de l'évolution de Germ. Alors que la batterie garde un rythme soutenu. des nappes de claviers plus discrètes se mêlent aux riffs et aux chants hurlés et clairs. Nous retrouvons les éléments du premier LP dans une composition plus compacte. Le reste de la réalisation est du même tonneau, avec quelques jolis moment ici et là, surtout au début (les chœurs sur “Memorial Address”, “Beneath The Cliffs” et ses nappes de clavier). Car à mesure que défilent les pistes, les moments décousus se font de plus en plus nombreux. Par exemple le morceau “How Can I?”, ballade de hard rock nineties, tombe comme un cheveu sur la soupe. Et le pire arrive avec les derniers morceaux, qui sont superflus et plombent l'ensemble. Le sieur Yatras semble avoir du mal à maîtriser son envie de mettre sur l'album tout ce qu’il a enregistré, de sorte que ce dernier atteint les soixante-dix minutes. Il aurait mieux valu se concentrer sur l’essentiel et enlever les deux derniers morceaux.


Le second album de Germ marque une évolution globalement positive. L'atmosphère est mieux construite, les compositions sont moins bancales et les différents éléments mieux dosés. En revanche, le groupe rencontre des difficultés à rester concis dans son propos et s'égare de temps à autre dans quelques directions étranges.





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