18530

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 10 décembre 2020
Sa note : 16/20

LINE UP

Faal

-William Nijhof
(chant)

-Cátia Uiterwijk Winkel-André Almeida
(chant+claviers)

-Pascal Vervest
(guitare)

-Gerben van der Aa
(guitare)

-Vic van der Steen
(basse)

-Remco Verhees
(batterie)

Fading Bliss

-Mélanie
(chant)

-Denis "Dahl" Halleux
(chant)

-Kaz
(guitare)

-Steph
(guitare)

-Julien Pothen
(claviers)

-Arnaud
(basse)

-Michel
(batterie)

TRACKLIST

Faal

1) About a Tree
2) Ocean (Fading Bliss cover)

Fading Bliss

3) 00:00 (Faal cover)
4) The Need to Suffer

DISCOGRAPHIE


Fading Bliss + Faal - Neither Tide nor Time



Vu le (low) profil des deux groupes objets de la présente chronique, nul doute que Neither Tide nor Time est une référence. Concrètement à Solstice, l’un des glorieux soldats de l’armée du doom metal et son "Neither Time nor Tide". Sympa. Tout comme la nature de ce split-album, qu’on aurait également pu baptiser Mirror, Mirror, pour rester dans les références aux grands anciens du genre.

L’idée est vraiment plaisante. Deux groupes, les Néerlandais de Faal et les Belges de Fading Bliss construisent un album en miroir, donc. Chaque formation sort un titre inédit et une cover de l’autre groupe. Les facétieux musiciens ont même poussé la symbolique du miroir jusqu’à structurer le split-album de telle manière que les deux covers se « regardent ». Sur le papier, l’idée est donc alléchante. Qu’en est-il du résultat ? Eh bien, ça marche également ! Les deux groupes donnent dans le doom death caverneux. Faal passe même du côté funeral de la force, un peu à la manière du Shape of Despair d’Angels of Distress, tandis que Fading Bliss lorgne un peu plus sur les mélodies gothiques. Aucun des deux groupes n’hésite à passer en mode mid tempo, quand le besoin s’en fait sentir.
Il est intéressant de les voir s’approprier le morceau de l’autre : Fading Bliss rallonge "00:00" - histoire que les quatre titres du split album durent tous onze minutes…-, troque le growl initial pour le chant de Mélanie et accentue la dissonance de la seconde moitié du titre. Faal chamboule moins l’"Ocean" de Fading Bliss mais rend ce dernier titre plus cryptique. Quant aux nouveaux titres, ils tiennent également très bien la route, s’inscrivant dans la ligne habituelle de chaque groupe. Faal nous propose un morceau aux relents épiques, lourd et lancinant, allégé par la prestation vocale convaincante de Cátia, la claviériste. Les Bataves de Fading Bliss, quant à eux, se lancent dans un brillant dialogue animé par Mélanie et Dahl, un couple rompu à cet exercice, accompagnés par les claviers de rigueur et la rythmique pesante, que la formation n’hésite pas à dynamiser par moments. Conclusion : cet album partagé ne se contente pas d’être une belle initiative, le contenu suit également. Bravo !


L’idée sous-jacente à Neither Time nor Tide sera-t-elle reprise par d’autres groupes, qui ne se contenteraient pas de coexister le temps d’un split, mais créeraient un lien musical plus pérenne ? Espérons que ça soit le cas. Metallica reprenant "Holy Wars" et Megadeth jouant "One" ? James caressant amoureusement les boucles rousses de Dave... Quitte à rêver, autant voir les choses en grand...



©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 7 polaroid milieu 7 polaroid gauche 7