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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 06 novembre 2020
Sa note : 14/20

LINE UP

-Alexandre Martorano
(chant+guitare)

A participé à l'enregistrement :

-Yacine Raik
(basse)

TRACKLIST

1) The Moon Circle
2) The Liars Prayer
3) My Vision
4) City of Water
5) Crossing
6) Face the Light
7) Wasted in the Wind
8) I Begin
9) The Blue Men
10) He's Coming
11) Here You Are
12) The Winged Fog

DISCOGRAPHIE

In the Light (2020)

Cold Lands - In the Light
(2020) - rock prog rock - Label : Autoproduction



Un mois de novembre avec des restrictions qui vous obligent à vous balader dans la parc à côté de chez vous. Une bruine, des feuilles mortes qui atterrissent sur vos frêles épaules. Et puis In the Light en fond sonore.

Cold Lands, c’est un one-man-band français de rock mélancolique, atmosphérique que l’on pourrait situer dans la même zone musicale que Katatonia dernière époque, The Wounded, Amphetamin, voire Steven Wilson. On oublie donc deux secondes Funeral Mist et on se place sous les auspices d’un chant un brin plaintif, de guitares empreintes de nostalgie, qui s’expriment la plupart du temps en mode cristallin, mais peuvent faire monter la pression épisodiquement, comme sur "The Liars Player" et surtout "The Crossing", le plus heavy des titres proposés sur In The Light. Au programme donc : ambiances douces-amères, caressant l’auditeur dans le sens du poil, qui se laisse bercer par la voix d’Alexandre. Vous l’aurez compris, le risque inhérent à ce genre de productions, c’est que, tel un chat allongé à côté de la cheminée, l’auditeur s’endorme. In the Light vous entraîne-t-il au pays de Morphée ? Non.
Les compositions sont suffisamment travaillées pour retenir l’attention du fan, et Alexandre possède une certaine facilité d’écriture permettant aux titres d’être simples, mais pas simplistes, et accrocheurs (avec une mention spéciale à "The Lairs Prayer", à un savoureux "He’s Coming" aux relents indie bienvenus, et au super refrain de "The Blue Men"). J’aurais néanmoins bien vu un titre plus punchy au milieu du triptyque "Face the Light", une ballade à la Porcupine Tree, "Wasted in Time", autre ballade - celle-ci développée au piano - et "I Begin", qui ne donne pas non plus dans le deathcore. De la même manière, un titre comme "Here You Are", un tantinet mièvre, me parait superflu, mais il est certain que Cold Lands nous dépeint un bien beau décor. Les influences sont peut-être encore trop visibles, et la personnalité de l’ensemble gagnerait à être renforcée, mais In the Light a été façonné par un artiste possédant une belle sensibilité, et, tandis que certains des grands noms sus-mentionnés s’embourbent quelque peu, cette œuvre, automnale mais « fraîche » dans son approche, est remplie d’une candeur appréciable.


In the Light est un bel album de rock « atmosphérique », gentiment dépressif, joliment accrocheur. Cold Lands possède un potentiel certain, pas encore totalement abouti, mais suffisamment exploité pour que le fan des groupes qui vous plombent doucement le moral entre chien et loup y trouve son compte. À suivre.





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