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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 30 octobre 2020
Sa note : 16/20

LINE UP

-Erba del Diavolo
(chant)

-Nerium
(guitare)

-Laurus
(basse)

-Abro
(basse)

-Segale cornuta
(batterie)

TRACKLIST

1) Mystery of Mystery
2) I
3) The Wickedest Woman in the World

DISCOGRAPHIE


Ponte del Diavolo - Mystery of Mystery (EP)
(2020) - black metal doom metal occult - oh culte - Label : Autoproduction



Quelles œuvres sont destinées à devenir cultes ? Difficile à savoir de prime abord, étant donné que certains paramètres échappent aux créateurs, notamment le succès/échec commercial. Mais bon Dieu, dans la course au statut de mythe musical undeground, certains partent quand même avec une longueur d’avance. Voire deux.

Et ce Mystery of Mystery est idéalement positionné. Peu d’infos sur le projet, qui serait né d’une « jam session » entre musiciens black metal turinois. Artwork sobre et nom qui claque. Ponte del Diavolo. Ça pue le giallo et le diable à plein nez. Et puis commencer sa carrière avec un EP enregistré live, contenant deux excellents titres d’un savoureux mélange entre cavalcades black metal et occult-doom-rock, soutenu par une chanteuse dont le timbre évoque les prestations de GOLD ou Wolvennest, il y a pire comme départ dans la vie. Et je rassure tout de suite les inquiets, si le début de "The Wickedest Woman in the World" peut rappeler Blood Ceremony et autres projets très 70s, devenus ultra prévisibles, les jammers ne font qu’une courte incartade dans le monde des pattes d’éléphants, avant de redevenir à des sonorités plus dark et abrasives. On fera une mention spéciale au chant d’Erba del Diavolo, sobre mais possédé, pointu et méchant, qui colore considérablement la musique du groupe, refroidissant terriblement l’ambiance, comme savait si bien le faire une certaine Alzbeth, et guidant la section rythmique vers les portes du mal. Alors, je sais, je m’emballe, ce ne sont que deux titres, mais rien qu’avec ça, il y a de quoi commencer à s’émoustiller.

J’imagine assez bien le plan. Un ou deux albums. Pas plus. Et puis pouf, le groupe se dissout. Comme ça, en n’ayant fait du bruit que dans certains cercles. Et dans dix ans : « Ponte del Diavolo ? Ah, toi aussi tu connais ? C’était mythique ce truc ! Je les ai vus une fois en concert, c’était dingue ! Quand on pense à toute la merde actuelle… quel dommage qu’ils n’existent plus… »






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