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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 19 octobre 2020
Sa note : 10/20

LINE UP

-Stefan Ruiters
(chant)

-Olly Smit
(guitare)

-Pim van Zanen
(guitare)

-Jiska ter Bals
(violon)

-Elianne Anemaat
(violoncelle)

-Lucas van Slegtenhorst
(basse)

-Jason Köhnen
(batterie)

A participé à l'enregistrement :

-Kitty "Synthetica" Staunton
(chant sur "Red Water")

TRACKLIST

1) The Secret Teachings of All Ages
2) For Twisted Loveless
3) The Ourobouros
4) Dolores
5) Long Forlorn Tears
6) Amor Fati
7) White Lotus Day
8) Salt of the Earth
9) They Saw It Come From the Sky
10) Lunar Child
11) Beneath the Temple Mount
12) A Veil of Silence
13) Red Water (Type O Negative cover)

DISCOGRAPHIE


Celestial Season - The Secret Teachings



Est-ce la plus grande facilité avec lesquelles des œuvres peuvent être envoyées au monde qui explique le nombre impressionnant de reformations ? Ou l’ennui pousse-t-il les survivants à composer et jouer à nouveau ? Ce qui est certain, c’est qu’un retour après de looongues années d’absence n’est pas forcément gage de qualité. Alors quand Celestial Season reprend du service dans l’armée du doom/ death, ma joie n’a d’égale que ma méfiance…

Exalté par un Forever Scarlet Passion aussi imparfait que gorgé d’un superbe romantisme naïf, pris par l’ambiance du mythique Solar Lovers - plus que totalement convaincu par ce deuxième album, un tremblement me saisit à l’heure d’appuyer sur play. The Secret Teachings saura-t-il recréer la magie d’antan ? La réponse est non. Vingt ans après leur dernier album (stoner), vingt-cinq ans après leur dernière inspiration de solar doom-death, les Bataves tentent le comeback, mais affichent, hélas, les mêmes carences que sur Solar Lovers. Pire, elles s’amplifient. La faute au fait que l’ambiance romantique et innocente de l’œuvre célèbre pour son superbe "Decamerone" ne soit que partiellement perceptible sur ces Enseignements Secrets. La faute à la multiplication des courts titres « temps mort », accompagné cette fois-ci d’un long titre-pause, "Amor Fati", avec sa voix-off à la In The Nursery et ses lyrics « leçons de vie », pas forcément bienvenus.
Et surtout, la faute à un son qui écrase tout, annihilant les variations tonales. Du coup, on n’est pas sûr de bien comprendre la mélodie - c’est particulièrement pénible sur "For Twisted Loveless", "Salt of the Earth" ou "Lunar Child" plus acceptable sur un titre intrinsèquement raw comme "The Ouroboros". Et si on était enclin à voir le mal partout, on pourrait même penser que les artistes se sont réfugiés derrière ce son « moyennisant » pour compenser un certain manque d’idées. Cette faute de production/ mixage se révèle réellement frustrante et il est vraiment difficile de prendre du plaisir. Deux titres se dégagent cependant : "Red Water", reprise du titre de Type O Negative figurant sur October Rust - belle conclusion stoner d’une seconde partie d’album davantage inspirée par les années ayant suivi la première période gothic doom-death de la formation - et surtout "Long Forlorn Tears", très semblable à l’excellent "For Eternity" du premier album, avec une première partie tous violons dehors , avant que les choses s’emballent. Pour le reste, c’est Waterloo morne plaine…


La miracle se produira peut-être, remarquez. J’ai mis des années à accepter le son rouleau-compresseur du Leave Scars de Dark Angel, et maintenant je ne peux plus me passer de cet album. Mais entre la bande de Gene Hoglan et les gothic-death-doomsters de Celestial Season, il y a un océan (atlantique). Desservi par un son inapproprié, pas convaincant point de vue créativité, The Secret Teachings apporte peu de joie, voire même une once de déplaisir. Quel dommage.






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