18402

CHRONIQUE PAR ...

132
Eudus
Cette chronique a été mise en ligne le 05 août 2020
Sa note : 17/20

LINE UP

-Chloe Bray
(chant+guitare+flûte)

-Emilio Crespo
(chant)

-Mike Lamb
(guitare+claviers)

-Mike Wilson
(basse)

-Riccardo Floridia
(batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Tom O'Dell
(chant sur "The Event Horizon")

-Jostein Thomassen
(guitare sur "Fatal Frame")

TRACKLIST

1) The Monolith
2) Eulogy for the Lost
3) The Apocalyptic Theater
4) Talas
5) Fatal Frame
6) The Deluge

7) Atonement
8) The Event Horizon

DISCOGRAPHIE


Sojourner - Premonitions
(2020) - black metal atmosphérique et un peu sympho - Label : Napalm Records



Valeur montante du black mélodique, Sojourner divise avec Premonitions, troisième essai de la troupe internationale (oui c'est comme ça que ses membres se présentent). Moins classe, plus convenu : mes acolytes ont ainsi décidé de ne pas s'épancher sur le cas de ce nouvel effort. Qu'à cela ne tienne, me voilà à la rescousse pour défendre cette excellente réalisation, lorgnant de manière éhontée sur le metal symphonique/mélodique.

Bien évidemment je connais le combo, via la sublime "Winter's Slumber" issu du LP précédent, mais la musique du quintet semblait un peu trop atmosphérique à mon goût. Fort heureusement, la signature chez Napalm Records (qui fait fuir les puristes via une production presque trop clean, des arrangements téléphonés, des titres faits pour plaire aux plus grand nombre - "Talas", on y reviendra) va rendre les compositions du combo plus en phase avec mes préférences. Ainsi, nul doute que Sojourner gagnera des fans dans la bataille. Napalm est assez finaud et a parfaitement bien teasé Premonitions via ses deux meilleurs titres. "The Deluge" (que beaucoup considèrent comme le meilleur titre, presque trop parfait comparé aux autres) et "Fatal Frame" que votre serviteur considère comme la pépite de l'album. Sans voix féminine (pourtant mon dada), son intro aérienne suivie de la puissance de l'orchestration ne laisse pas de marbre, les grunts sont puissants, habités et maitrisés et ne vont pas trop dans les aigus, et ce tout au long de Premonitions ce qui fait que le chant d'Emilio est un des gros atouts de l'enregistrement.
La où Premonitions est une vraie réussite c'est qu'il n'y a pas de morceaux de remplissage. Certes, "Atonement" est en-dessous, il n'a pas le truc en plus que les autres titres possèdent, mais il passe crème. Pour le reste, chaque occurrence y va de son truc en plus. "The Monolith", piste la plus courte (sans compter "Talas") remplit avec succès son rôle d'opener, lorgnant sur le doom (intro au piano, mise en avant de la voix féminine, et grunts ravageurs). "Eulogy for the Lost" fait la part belle aux guitares et à son soliste, "The Apocalyptic Theater" est aérienne, douce et puissante, les voix d'Emilio et Chloe se complètent parfaitement et ne font qu'une sur le refrain final. "Fatal Frame" est puissante, "The Deluge" est une sorte de synthèse de ce qu'est Sojourner et "The Event Horizon" propose un final haletant. Le point d'orgue, en bon amateur de metal symphonique à voix féminine que je suis étant la sublime "Talas". Sorte de ballade black mélodique, elle est d'une perfection absolue. Touchante, prenante, et envoûtante. La composition est maîtrisée et monte en tension  - piano et flûte accompagnent la voix de Chloe avant les grunts finaux. Un modèle du genre.


Si les fans de la première heure risquent d'être déçus par ces « Prémonitions », pour ma part l'essai est validé et se place parmi les prétendants au disque de l'année . Puissant, pouët-pouët à souhait, vocalement irréprochable et renfermant de sacrées pépites, Premonitions marque un grand coup. L'évolution stylistique couplée à la signature chez Napalm laisse entrevoir le meilleur pour le futur. Sublime.





(et cet artwork signé Sebastian Luca.... sublime)


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 5 polaroid milieu 5 polaroid gauche 5