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CHRONIQUE PAR ...

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Eudus
Cette chronique a été mise en ligne le 30 juillet 2020
Sa note : 14/20

LINE UP

-Michael Robert "Das Letzte Einhorn" Rhein
(chant+mandoline)

-Sebastian Oliver "Van" Lange
(chant+guitare)

-André "Dr. Pymonte" Strugala
(harpe+cornemuse+claviers)

-Marco Ernst-Felix "Flex Der Biegsame" Zorzytzky
(cornemuse+vielle à roue)

-Boris "Yellow" Pfeiffer
(cornemuse+nyckelharpa+flûtes)

-Kay "Die" Lutter
(basse+percussions)

-Florian "Specki T.D. Speckardt
(batterie+percussions)

TRACKLIST

1) Troja
2) Kompass zur Sonne
3) Lügenpack
4) Gogiya
5) Salva Nos
6) Schenk Nochmal Ein
7) Saigon und Bagdad
8) Narrenschiff
9) Wer Kann Segeln Ohne Wind
10) Reiht euch ein ihr Lumpen
11) Biersegen
12) Wintermärchen

DISCOGRAPHIE


In Extremo - Kompass zur Sonne
(2020) - folk - Label : Vertigo



Au début des années 2000, les Allemands d'In Extremo étaient une sacré référence en terme de folk metal, voir même assez précurseurs. La troupe enchaîne les tubes à l'instar des "Wind", "Küss Mich", "Vollmond" ou encore leur reprise d'"Herr Mannelig". Malheureusement, le temps passe et l'influence fléchit, l'inspiration également, les galettes post 2010 étant, au mieux décevantes. Mais 2020 sonne le grand retour des trublions avec Kompass zur Sonne, qui, sans atteindre des sommets, remet du peps et du savoir faire dans la musique du combo.

Ne nous emballons pas, Kompass zur Sonne n'est pas non plus l'album folk de l'année, et n'est pas la meilleure œuvre du septet. La rythmique est toujours bien moins utilisée qu'à leur début et on est plus dans le rock folk que le folk metal, malgré quelques riffs qui font bien plaisir ("Salva Nos", "Narrenschiff" ). Non là ou cette nouvelle mouture remet du baume au cœur c'est sur ses éléments folks, bien inspirés et surtout variés. Que ce soit sur le petit bijou qu'est "Troja", sur la délirante "Gogiya" ou la percutante" Salva Nos", In Extremo varie son propos. Cela reste extrêmement festif, et quelque part un peu cliché (comme sur la néanmoins fort sympathique "Reiht Euch einr ihr Lumpen") , mais l’œuvre ne tourne jamais en rond malgré quelques redondances et temps un peu plus faibles ("Lügenpack", "Wintermärchen").
In Extremo n'en oublie pas d'être plus pop, direct et sort la machine à tube sur l'éponyme ou encore "Saigon und Bagdad" qui lorgne (beaucoup) sur leurs compatriotes de Rammstein (notamment sur le pont) mais Dieu que c'est efficace ! Concernant la première citée, "Kompass zur Sonne" - le single évident donc - elle est totalement éclipsée par son remix présent sur la version deluxe, bien plus rythmé et saturé. Alors évidement, les allergiques à toujours plus de tsoin tsoin et autre cornemuses (très, mais alors très présentes), flûte et mandoline vont fuir en criant et en hurlant, les autres en auront pour leur argent dès l'ouverture avec "Troja" monstre du style et qui montre que les quinquagénaires en ont encore sous la pédale - en témoigne ce morceau endiablé, entraînant et ce pont donnant envie de sauter partout. On mentionnera également l'intéressante et travaillée "Biersegen", Madeleine de Proust pour les fans de la première heure.

S'il est dommage que "Troja" surclasse d'entrée les autres compositions, il en reste que Kompass zur Sonne est le meilleur LP d'In Extremo depuis bien longtemps. Malgré trois-quatre morceaux en deçà, le reste tient la dragée haute pour passer un délicieux moment, assez addictif, puisqu'il est assez consistant pour y revenir plusieurs fois. Joli travail !




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