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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 23 juillet 2020
Sa note : 15/20

LINE UP

-Marko "Nuclear Holocausto Vengeance" Laiho
(chant+guitare)

-Santtu "Black Jesus" Siippainen
(basse)

-Pekka "Necroperversor" Virkanen
(batterie)

TRACKLIST

1) Intro (Tireheb)
2) Salomon's Gate
3) Nocturnal Evil
4) Sadomatic Rites
5) Black Arts
6) The Gate of Nanna
7) Nuclear Girl
8) Unholy Pagan Fire
9) Down There...

10) Summerlands
11) Werewolf, Semen and Blood
12) Thou Angel of the Gods
13) Lord of Shadows and Goldenwood

DISCOGRAPHIE


Beherit - Drawing Down the Moon
(1993) - black metal cultissime - Label : Spinefarm record



Norvège vs. Finlande. La guerre livrée au début des années quatre-vingt-dix pour la domination du black metal a vite tourné à l’avantage du premier pays nommé. Plus varié, plus élaboré, plus « pro ». Une raison pour oublier la seconde nation ? Certainement pas. Et encore moins quand il s’agit de Beherit.

Le black metal finlandais du début des nineties, c’est sombre, raw, chaotique tendance bordélique. Ainsi se caractérisent les premières balles de la salve noire venue du pays comptant le plus de groupes de metal par habitant. Tol Cormpt Norz Norz Norz (Impaled Nazarene), Angelcunt (Archgoat) ou The Oath of Black Blood, du groupe qui nous intéresse présentement, rivalisent de noirceur, d’outrance et d’imprécision, à tel point que, si le premier album d’Impaled Nazarene jouit d’un certain prestige, les premières sorties de Beherit, font, en revanche, quasiment l’unanimité contre elles. Heureusement pour Marko/Nuclear Holocausto, Drawing Down the Moon fait évoluer le statut du groupe, passant de « divertissant » à « culte ». Quelles sont les raisons de cette hausse de la valeur de Beherit à la bourse du metal noir ? Les compos sont certes de meilleure qualité que par le passé. Nécessaire mais insuffisant pour attirer l’attention du black métalleux moyen de l’époque. Si Drawing Down the Moon a réussi à percer, c’est essentiellement pour deux motifs : le premier, l’atmosphère.
Une pochette originale et un certain nombre d’intermèdes bien sentis permettent de donner un corps qu’une succession de titres raw, parfois très bons ("Salomon’s Gate", "Unholy Pagan Fire"), n’aurait pas eu. Les claviers s’invitent même à l’intérieur de vrais morceaux, comme sur l’excellent "Sadomatic Rites", ou préfigurent l’avenir electro-ambient du projet avec un surprenant "Summerlands", peu habituel dans un album de ce style en 1993. L’autre atout de l’album, c’est, évidemment, "The Gate of Nanna". Basique, certes, maladroit, ok, mais terriblement accrocheur et envoûtant, à tel point que le groupe compose son équivalent electro-démoniaque, "The Gate of Inanna", sur H418ov21c. Alors, oui, Drawing Down the Moon comporte son lot de titres moyens, oui, il est possible que les black métalleux qui ne sont pas d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître - hail Aznavour !- trouve l’ensemble trop cheap. Mais l’album est porté par un souffle, et pas seulement le souffle délétère issu du gosier de Nuclear Holocausto. Il y a une présence.


Lord Nana of the race of Anu.
Lord Nana, called sin
Lord Nana, o hero of the gods
Lord Nana, the gate of sin.
Respect.



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