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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 03 juillet 2020
Sa note : 17/20

LINE UP

-Keith Deen
(chant)

-Michael "Mike" Alvord
(chœurs+guitare)

-Kurt "Kilfelt" Colfelt
(guitare)

-Floyd Flanary
(basse)

-Joe Mitchell
(batterie)

TRACKLIST

1) Black Plague
2) Evil's Rising
3) Blood of the Saints
4) Mortal Fear
5) Guardians of the Netherworld
6) Distant Calling
7) Terror and Submission
8) Tomorrow's End
9) Alpha and Omega - The Bringer of Balance

DISCOGRAPHIE


Holy Terror - Terror and Submission



Un conseil à tous les thrashers en herbe, aux petits jeunes n’ayant pas eu l’occasion de tenir dans leur mains Master of Puppets le jour de sa sortie (nyark, nyark, nyark). Vous voulez avoir l’air d’un putain de méga connaisseur qui tue ? J’ai pour vous, le groupe culte par excellence. Il s’appelle Holy Terror.

Vous ne me croyez pas ? Eh bien, remplissons ensemble le formulaire THCU-666 de demande de dénomination « groupe culte que ça fait trop bien de sortir dans les conversations metal ». Alors… allons-y… Nom : Holy Terror, donc. Horriblement pas original, même en 1987. 10 points. Notoriété : discrète, tendance absente. Impeccable. Il ne s’agit pas du groupe que vous avez formé avec vos potos pour la fête de la musique, mais pas plus de 6.66% des métalleux a entendu parler du combo. 10 points donc. Logo : immonde. 20 points. Pochette : du même style. À nouveau 20 points. Nombre total d’albums : 2. Donc inférieur à 3. 50 points. Production : faiblarde. Encore 50 points ! Style pratiqué : indéfini. Et ça, c’est le jackpot. 100 points ! Je vous vois venir. « Non mais Holy Terror, c’est du thrash ! ». Et c’est vrai. Seulement, nos amis originaires de la… Bay Area (50 points), ont choisi de ne pas choisir. Thrash léché tendance power-speed metal ? Raw thrash cradingue ? Étant donnée l’évolution postérieure des lyrics vers la contestation sociale, on aura du mal à imaginer les intégrants du groupe comme de paisibles centristes, mais pourtant, d’un point de vue musical, ils ménagent la chèvre et le chou. C’est du raw-thrash, tendance heavy-speed. Oui, oui.
Outre le son grésillant, tendance vilain, Keith, le vocaliste, qu’il repose en paix, aboie et gronde. Son timbre éraillé contribue à donner un aspect brut, rehaussé par un artwork ostensiblement laid. Musicalement parlant en revanche, Terror and Submission, c’est le festival des guitares leads. Que l’entrée relativement violente de "Black Plague" ne vous induise pas en erreur, Holy Terror n’est pas un groupe bas du front, loin s’en faut. Servi par des compositions solides, Kurt, le soliste, saisit tous les prétextes possibles et imaginables pour faire chanter sa six-cordes, ébouriffant ainsi de fort belle manière la structure « couplet-refrain-couplet » de titres aussi bons les uns que les autres. Un bel exemple d’envolée : "Guardians of the Netherworld". Après une entame en mode metal anthem à l’allemande, avec refrain à chanter en chœur et bocks de bière, Kurt, accompagné par Floyd « Steve Harris » Flanary, glisse quelques phrasés, signifiant la fin de la déconnade. « Running Wild, c’est pas ici, mon pote ! » Adieu couplet-refrain-couplet, bonjour l’évasion vers de jouissifs horizons guitaristiques. Cette liberté de création, fait de cet album totalement méconnu un trésor caché. Phil Pestilence en personne s’en était ému à l’époque. Et Phil Pestilence, c’est la référence ! Aucun titre à recommander, Terror and Submission, c’est comme le cochon, tout y est bon. 350 points.

On fait les compte. 10+10+20+20+50+50+100+50+350= 760 points. Sur 700 possibles. Demande acceptée. Terror and Submission est mon péché mignon. Foisonnant, gentiment cradingue, débordant de passion, il s’agit pour moi de l’un des meilleurs albums de thrash mélodique. Le second opus, lui, opérera un changement de cap inopportun, mais nous en reparlerons…


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