18386

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 29 juin 2020
Sa note : 16/20

LINE UP

-Tomás Enrique "Tom" Araya Díaz

(chant+basse)

-Jeffrey John "Jeff" Hanneman
(guitare)

-Kerry Ray King
(guitare)

-David Vincent "Dave" Lombardo
(batterie)

TRACKLIST

1) Chemical Warfare
2) Captor of Sin
3) Haunting the Chapel

DISCOGRAPHIE


Slayer - Haunting the Chapel (EP)
(1984) - thrash metal - Label : Metal Blade Records



Des EP de qualité, les groupes de metal en ont pondu un certain nombres. Ce format court dégage un parfum d’objet culte, pour peu que le contenu en vaille la peine. Garage Days Re Re-revisited, Flag of Hate, Mad Butcher..., pour ne parler que du mouvement thrash, ces mini albums confèrent à l’acheteur une sensation d’appartenir au groupe des fins connaisseurs ( « Nous sachions… ») du groupe adulé. Haunting the Chapel est-il une exception ? NON.

Au contraire, cet EP ficelé à la va-vite devant le succès du fantastique Show No Mercy (qui vaut mieux que 14, au cas où vous ne m’auriez pas compris), a tout de l’objet fascinant. Trois titres seulement, mais deux qui seront joués pendant des décennies par le groupe. Un taux de réussite de 66,6% (tiens, tiens). Et puis surtout, l’un des titres de l’Extended Play fonde un genre. Un an avant les progressions d’accords rampants de Hell Awaits, quelques années avant les premiers vrais growls de Chuck, "Chemical Warfare" écrit le death metal. Réécoutez-le, tout y est. "Captor of Sin", possède quant à lui, a sans aucun doute servi d’inspiration à Possessed puisqu’on y retrouve les genre de riffs-magas que l’on écoutera à l’envi sur Seven Churches. Tom Araya y est également en voie avancée de démonisation. Hell Awaits is near… Reste le titre éponyme, que la postérité ne retiendra pas, il a juste la malchance de tomber à côté avec deux titres fondateurs de tout un courant… Bref, la bande à King et Hanneman a de mauvaises idées plein la tête et nous en fait profiter. Riffs encore plus affirmés, chant qui commence à devenir hanté (la chapelle), le mini-album constitue le moment de la transition entre les débuts déjà convaincants, mais parfois encore un peu gauches, du groupe et le déploiement des ailes sombres que constitue Hell Awaits. À noter que Haunting the Chapel est inclus sur le même support que le mythique faux live du groupe, Live Undead et qu’il permet de prolonger la fête…

Opération Réhabilitons Slayer - part II. Petit mais costaud. Haunting the Chapel est la version avec pentacle du petit pimousse. Slayer y grave non pas un mais deux titres cultes et avance sur la voie de la légende.




©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 3 polaroid milieu 3 polaroid gauche 3