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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 16 juin 2020
Sa note : 18/20

LINE UP

-Tomás Enrique "Tom" Araya Díaz
(chant+basse)

-Jeffrey John "Jeff" Hanneman
(guitare)

-Kerry Ray King
(guitare)

-David Vincent "Dave" Lombardo
(batterie)

TRACKLIST

1) Hell Awaits
2) Kill Again
3) At Dawn They Sleep
4) Praise of Death
5) Necrophiliac
6) Crypts of Eternity
7) Hardening of the Arteries

DISCOGRAPHIE


Slayer - Hell Awaits (2)
(1985) - thrash metal universel - Label : Metal Blade Records



Sunioj… Sunioj… Sunioj… Sunioj… Sunioj… Sunioj… Sunioj… Sunioj… Sunioj… Sunioj… WELCOME BACK !!

Qui vibre au son de la musique obscure et a vécu les années quatre-vingts en son âme (condamnée) et conscience, ne peut pas ne pas avoir frissonné à cet appel, à ce retour à la source bouillante. 1985 est l’année où le metal sombre se plaçant sous les auspices du monde d’en-bas devient sérieux. Seven Churches à droite, The Return à gauche, Hell Awaits au centre, sur le trône. L’image renversée d’en haut. Des œuvres certes perfectibles mais porteuses d’un frisson nouveau se répandant sur le monde occidental et signant le début de sa fin. Réhabilitation – part I: Hell Awaits.
Perfectible, donc. Oui. Pas non plus grand-chose à redire, hein - "Crypts of Eternity" et une production mettant trop en avant la basse (si si, Jason, ça arrive...) par rapport aux guitares. Un album de transition ? En aucun cas ! Hell Awaits est une culmination d’un metal absolument et imputresciblement lié au lieu sombre qui sommeille en chacun de nous. La confirmation d’un Show No Mercy déjà remarquable ("Black Magic", "Die By the Sword", "Evil Has No Boundaries"… comme dirait Gainsbourg : no comment). Slayer gomme quelques influences trop visibles et devient méchant. En tout cas possédé. Possessed. Il en profite pour inventer le death metal (pas la voix, mais les progressions d’accord) bien autant que ce dernier groupe ou Chuck, et livre trente sept minutes et douze secondes d’une liturgie spéciale, avec un Tom Araya habité comme jamais.
Les moments de gloire, les passages inoubliables sont légion. Florilège : outre la mythique intro filant des frissons à tout ado à patches, le break frénétique d’"At Dawn They Sleep" - « Linked together by one trait, the hell-filled need to kill, kill, kill, kill, kill ! »-, le mythiquissime final de "Necrophiliac" –« Down to the fiery pits of Heeeeeellll »-, où King et Hanneman nous cisaillent la chair, en réponse aux appels répétés d’Araya On Fire, le début absolument death metal d’un "Kill Again" effréné, les roulements de tambours infernaux de "Praise of Death"… Je pourrais continuer longtemps. Hell Awaits est l’album le plus riche du groupe, multipliant breaks déroutants et interventions guitaristiques décomplexées (Jean-François Coppé est dans les guests, vous pouvez vérifier), "At Dawn They Sleep", leur chanson la plus travaillée de toute leur discographie et l’ensemble baigne dans le sang et dans la craie utilisée pour tracer de mauvais cercles, cercles qu’"Hardening of Arteries" a le bon goût de boucler, nous empêchant de sortir d’un album jouissif en… diable.

On ne va pas y aller par quatre chemins. Hell Awaits est le meilleur album de Slayer, AU MINIMUM. Le déclin s’amorce avec le surpuissant mais encore excellent Reign in Blood, où les compositions commencent à s’étioler progressivement. Other bands play, Hell Awaits kill. Fallait pas me chercher.





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