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CHRONIQUE PAR ...

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Shamash
Cette chronique a été mise en ligne le 01 juin 2020
Sa note : 16/20

LINE UP

-Kyle Ball
(chant)

-Rob LaChance
(guitare)

-Arjun Gill
(guitare)

-Ryan Kennedy
(basse)

-Josh Bueckert
(batterie)

TRACKLIST

1) Dissolve and Release
2) Kana Tevoro (Kania! Kania!)
3) This Abyssal Plain
4) Elegy
5) Mouth of Abolition
6) Paean
7) Torchbearer
8) In the Lair of the Rat Kings
9) Monuments to Impiety
10) The Procession (Death March to Eternity)

DISCOGRAPHIE


Wake - Devouring Ruin
(2020) - death metal death black - Label : Translation Loss Records



Réunion du comité de rédaction des Eternels, printemps 2020.
Autour de la table, la fine-fleur des rédacteurs. Au programme, la répartition des albums à chroniquer.

Winter : bon les amis, je voudrais savoir s’il y avait dans le lot de promos que nous avons reçu un groupe de doommélancolicogoth inspiré par la fin des années quatre-vingts ? Comment ça non ? Bon, réservez moi le prochain Ghost alors. Vous savez à quel point j’adore cette relecture actuelle de Mercyful Fate et des Beatles. Béni soit Tobias Forge pour son apport à la musique !
Les autres : pas de problèmes, il est tout à toi !
MFF : pour ma part, je vais descendre quelques groupes de heavy moisis, avant de m’envoler vers la Suède, par vol de nuit. Un orchestre m’y attend. Je vous ferai un compte-rendu de mon trip en douze langues.
Tabris : je ne serai pas dispo pour corriger vos immondes fautes durant quelques jours, accompagnant MFF dans son voyage dans le temps. Tu n’as pas oublié les billets j’espère ?
MFF : non, tranquillise-toi. Première classe, avec champagne offert par les hôtesses, comme prévu. Pour en revenir au sujet, j’ai vu un disque qui avait la côte un peu partout et qu’il serait de bon ton de voir chroniqué dans nos pages. Des Canadiens du nom de Wake. Mais je ne vois pas trop à qui refiler le bébé…
Eudus : il y a une chanteuse (pulpeuse) ? Des claviers grandiloquents ?
MFF : pas du tout. L’ensemble mélange plusieurs styles assez extrêmes. Devouring Ruin semblait taillé pour Magmahot. Malheureusement, ce dernier nous a quittés il y a déjà fort longtemps. Il s’agit d’un groupe de grind…
Winter : refile cette horreur à S1pho alors ! Il vient de terminer la retranscription de l’interview de Defecal of Gerbe exclusivement réalisée à base de rots gutturaux.
MFF : laisse-moi finir. Le quintet a fait évoluer sa musique vers un death-black assez moderne.
Eudus : du coup ce sont des chansons à 50% bonnes et à 50% reloues c'est ça ?
Silence gêné de l’assemblée.
Winter : Belza, mon petit lapin, veux-tu bien lâcher ton crayon et nous écouter ? Intéressé ?
Belzara : euh, j’en ai écouté quelques passaages, ce n’est pas assez mélodique pour moi. Bien que j’apprécie le solo qui clôt "Mouth of Abolition".
Lucificum : un solo ? Combien de notes par secondes ?
Belzaran : pas assez pour toi… Et puis il y a des riffs qui sonnent black. Dickie ?
Dickie : vous plaisantez ? J'ai toujours eu un rapport assez compliqué avec ce style. Trop... normand. Ou suisse. Je préfère du death bien death et du black bien black. Surtout qu'historiquement, lorsque j'étais très actif sur 2002-2008 il y en avait des kilotonnes en promo et j'ai été bien gavé de ces sorties toutes similaires, bien produites, bien jouées, bien balisées, sans vie. Et je suis débordé par mes sorties de true misanthropic black metal (et les bootlegs de NoFx).
MFF : il est vrai que tout le monde est débordé. On pourrait demander à Sven.
Éclat de rire général.
Lucificum : et Droom ?
Winter : il ne pourra pas. Il est en train d'achever son recueil de poèmes en vers libres, vous savez, Moi, Spinoza et son déterminisme, j'ai bien envie de lui pisser au cul.
Tabris : il ne nous reste plus qu’à demander à Shamash. Il s’est chargé dernièrement de Svart Crown et d'autres choses du genre. Ton avis, le Nordiste ? Et pas concernant le jus de houblon fermenté que tu es en train de boire.
Shamash : alors, il est vrai que ce disque reçoit des éloges un peu partout. Après plusieurs écoutes, je comprends pourquoi, sans être forcément le plus à même à m’exprimer ici. Le souci c’est que je ne connaissais pas du tout Wake il y a encore quelques semaines.
Dickie : tu n’as qu’à écouter trente secondes de leurs anciennes sorties sur ton service de streaming favori et faire comme si tu les avais suivis depuis leur première démo.
Lucificum : tu sais bien que la déontologie et le code d’honneur des Éternels nous en empêchent.
Shamash : alors soyons honnêtes, cet album est vraiment bon, bien composé, avec des morceaux très solides. Difficile à classer, tant il y a d’éléments qui concourent à sa personnalité. Assez brutale, cette œuvre montre l’indéniable talent de ses géniteurs. Le chant death est maîtrisé, les musiciens capables d’alterner entre passages enlevés et parties plus lourdes. Certains trémolos sont clairement typés black, tandis que des riffs sonnent très death. Le jeu de batterie est très puissant, mais sait faire preuve de finesse parfois. La basse est bien présente ce qui ravira les amateurs de quatre-cordes. On est quand même bien loin du grind.


Winter : eh bien voilà, tu nous mets ça en forme et on a une chronique. Des titres marquants ?
Shamash : "Mouth of Abolition", "Torchbearer" et ses dix minutes durant lesquelles le groupe nous montre toute l’étendue de sa palette, sans oublier le très puissant "In the Lair of the Rat Kings". Ce disque demande de nombreuses écoutes pour percevoir les richesses qu’il recèle. Un bon 16/20, qui tire vers le 17.
Belzaran : sujet Wake clôt me semble-t-il. Au fait, qui va se charger du nouvel album d’Ulcerate ? Il a très bonne presse.
Eudus : connais pas. Y a-t-il une chanteuse dans le groupe ?






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