1833

CHRONIQUE PAR ...

39
Pietro
Cette chronique a été mise en ligne le 26 mars 2008
Sa note : 14.5/20

LINE UP

-David Coverdale
(chant)

-Mickey Moody
(guitare)

-Bernie Marsden
(guitare)

-Jon Lord
(claviers)

-Neil Murray
(basse)

-Duck Dowle
(batterie)

TRACKLIST

1)Long Way From Home
2)Walking in the Shadow of the Blues
3)Help Me Thro' the Day
4)Medicine Man
5)You 'n' Me
6)Mean Business
7)Love Hunter
8)Outlaw
9)Rock'n'Roll Women
10)We Wish You Well

DISCOGRAPHIE


Whitesnake - Lovehunter
(1979) - hard rock blues - Label : Geffen Records




En 1979, David Coverdale a déjà presque réussi son pari. Encore affublé de l’étiquette d’ex-chanteur de Deep Purple et en pleine période punk, il a pourtant pu monter sa propre formation évoluant dans un style personnel avec notamment la présence de son compère du Pourpre Profond Jon Lord aux claviers, et a sorti un premier album vraiment convaincant, l’excellent Trouble. La suite arrive vite avec ce Lovehunter quelque peu déroutant.


Alors que l’on s’attend plutôt à du rock sauvage et groovy pour débuter l’album dans l’esprit de "Take Me With You", c’est un morceau certes très bon mais assez soft et mélodique qui déboule. "Long Way From Home" surprend en effet avec ses nombreux chœurs. Mais le titre qui suit remet les choses en place et a dû faire plaisir aux fans de l’époque. "Walking in the Shadow of the Blues" représente en effet Whitesnake dans ce qu’il sait faire de mieux : la hargne du hard rock dans les guitares, le groove de la musique black dans la section rythmique qui fait taper du pied et tout le feeling du blues dans la voix magique de Coverdale. Seul le batteur semble un peu à la traîne et a du mal à suivre la furie du Serpent Blanc quand il s’énerve comme ça. Le boss s’en rendra compte très vite et saura prendre les dispositions nécessaires…

La suite est une alternance de morceaux plus calmes, culminant sur la très belle reprise "Help Me Thro' The Day" carrément soul où la voix de Coverdale fait des merveilles, et de brûlots rock sur lesquels ce pauvre Duck Dowle a un peu de mal. On n’atteindra cependant plus le niveau de "Walking in the Shadow of the Blues", que ce soit sur le sympathique "Medicine Man" qui n’apporte pas grand chose d’excitant, le bon vieux rock n’ roll "You 'n' Me" ou le jazzy "Outlaw" (seul morceau coécrit par Jon Lord). Seul le title track "Love Hunter" qui met à l’honneur la slide de Mickey Moody et les paroles savoureuses de Coverdale ressort vraiment de la deuxième moitié de l’album. Jusqu’à ce qu’on arrive au dernier titre. "We Wish You Well" est un très court morceau de seulement une minute trente qui sert de conclusion à l’album. Cela suffit à Coverdale pour réaliser une de ses plus belles performances vocales, toute en émotion et en subtilité. Ce titre servira de conclusion à tous les concerts du groupe.


Quelques très bons moments ponctuent donc cet album légèrement décevant par rapport à son prédécesseur. Ce sera finalement sa pochette sexy qui aura le plus fait parler du groupe grâce à la polémique qu’elle aura créée. Mais Coverdale étant plein de ressources, il a déjà réagi : c’est Ian Paice qui figure sur les photos du livret. Il a en effet rejoint Whitesnake entre temps, et même s’il n’a pas pu réenregistrer les parties de Duck Dowle comme l’aurait souhaité le chanteur, ce sera pour la prochaine fois. Coverdale tient enfin son line-up de rêve.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 3 polaroid milieu 3 polaroid gauche 3