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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 20 mars 2020
Sa note : 15/20

LINE UP

-K-2T4-S
(chant)

-de Monde
(guitare)

-Neptune
(guitare)

-Anzhaar
(claviers)

-Gaunt
(basse)

-Grief
(batterie)

TRACKLIST

1) Mechanic Hippie
2) Aquarium of Children – Ajatusten merenpinta
3) The Black Vagabond and the Swan of Two Heads
4) Sålipsism
5) Baby Blue Doll – Merry Go Mind
6) Äcid Sex and Marble Teeth (You-phoria)
7) I Wish I Was Pregnant
8) Stained

DISCOGRAPHIE


...And Oceans - The Simmetry of I, the Circle of O
(1999) - black metal - Label : Season Of Mist



Attention, les fous sont de retour ! Non mais sérieux, qui donnerait comme titre à une chanson "I Wish I Was Pregnant" alors qu’il fait du black metal ? Des codes du genre, ces esprits dérangés n’en ont cure. Ils l’avaient déjà prouvé avec leur précédent opus The Dynamic Gallery of Thoughts, ils le confirment avec maestria rien que par le titre du successeur : The Simmetry of I, the Circle of O. En voilà du mystère.

Mystère qui transpire dans la musique également. Techniquement, nous avons à faire à un quasi copier-coller du prédécesseur. La production est globalement identique avec des guitares froides et peu épaisses, une batterie assez plastique et une apparence globale de moyens pas délirants. Le fait qu’il ne se soit écoulé qu’à peine douze mois entre les deux sorties peut aisément expliquer l’absence de différence flagrante, au moins sur le niveau technique. Pourtant, plus loin que la technique, les compositions elles-mêmes font apparaître d’évidentes connexions qu’il ne faut pas remiser au placard des coïncidences. …and Oceans, malgré toute sa folie, puise son imagination toujours au même endroit : dans le cerveau de ses géniteurs.
Et les personnes en charge de la création ont de la suite dans les idées. La livraison antérieure trouve un rejeton fort reconnaissable à la fois dans sa représentation sonore ainsi que dans ses composantes. Revenues les mélodies de claviers symphoniques qui posent une ambiance à la lisière de la grandiloquence. Revenus les riffs à la fois porteurs du virus du noir metal mais également et presque surtout de mélopées désenchantées. A ce titre, "Mechanic Hippie" (on croirait du Marilyn Manson) inaugure l’album de fort éloquente manière avec un riff principal absolument frappant et annonciateur en diable de cette douce folie dégradée et mélancolique. Pour autant les Finlandais n’en dédaignent absolument pas les brutalités consensuelles que sont les blasts beat.
C’est rassurant pour le fan de black metal qui reconnaît ainsi une familiarité qui lui sied allègrement. Car l’amoncellement de riffs de claviers pourrait faire craindre à la surabondance de mélodies trop faciles, voire factices. Que nenni, The Simetry of I, the Circle of O ne se contente pas de ces facilités pour proposer des variations de rythmes abrasives comme pour prouver que leur black metal n’est pas uniquement dans la descendance directe Emperor/Dimmu Borgir. En fait, les atours de cette sortie sont fermement ancrés dans les années 90 mine de rien. Les claviers, la production, les rythmes, tout cela, bien qu’éloignés de ce qu’on appelle communément la deuxième vague du black metal (la norvégienne), est immanquablement marqué du sceau de cette période, manifestement encore féconde.


Réussite, oui. The Simmetry of I, the Circle of O est indubitablement un album qui mérite découverte. Comme vous l’aurez noté dans le corps de la chronique, il n’arrive cependant pas à soulever un enthousiasme euphorisant malgré toutes ses qualités, et c’est bien là sa maigre, mais principale, faiblesse.


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