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CHRONIQUE PAR ...

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Eudus
Cette chronique a été mise en ligne le 10 mars 2020
Sa note : 12/20

LINE UP

-Marianne "G-Wolf" Moser
(chant)

-Didier "Jayd The Bear" Leray
(guitare)

-Jeff Monaco
(basse)

-Lilian Perrin
(batterie)

TRACKLIST

1) All I Need
2) Want You Need
3) Rise-Feeling Somber

4) Come Back
5) For the Light
6) Can't Live Without
7) If Your Love is Pain
8) Silverstage
9) Back from Cali

DISCOGRAPHIE

Heart'n Balls (2020)

Silverstage - Heart'n Balls
(2020) - heavy metal hard rock "heavy metal of right now" - Label : M&O Music



Quand on est chroniqueur, on est à la recherche perpétuelle (en ce qui me concerne, tout du moins) de l’album parfait et chez les Eternels, on aime chroniquer nos coups de cœur, ce qui nous émoustille et non pas ce qui nous laisse indifférent. Pourtant il arrive qu’un disque somme toute banal, pas folichon, nous plaise et nous procure un petit plaisir coupable. C’est clairement le cas d’Heart’n Balls des Parisiens de Silverstage.

Pourtant sur le papier, rien de bien orgasmique me concernant. Un heavy/hard rock assez rétro, une pochette au goût douteux et, à lire le line up, la rencontre entre une louve et un ours. Soit. Pourtant, si le rendu final est, avouons-le, et sans jugement péjoratif, moyen, pas foncièrement original, il se dégage quelque chose de ce premier LP. Il faut dire que la construction de la tracklist n’y est pas étrangère. Effectivement le trio d’ouverture est de qualité tout simplement, là où les deux seconds tiers sont bien plus poussifs. Le quatuor se présente comme un groupe de heavy metal des années quatre-vingts mais avec une touche moderne d’où le « heavy metal of right now ».
Sincèrement, si le côté actuel se ressent sur "Rise-Feeling Somber" - proposition la plus riffesque et la plus heavy, et qui a le mérite de dénoter avec le reste de ses consœurs - le reste tend effectivement vers le heavy metal eighties. Ce solo sur le très efficace single "Want You Dead" est la définition même du bonheur, assez cliché mais diaboliquement efficace. Quant à "All I Need", c’est la création la plus originale, celle qui ressort du lot. La rythmique ne perd jamais son souffle, le solo ne tombe pas dans la facilité et les petits riffs incisifs subtilement placés tout au long de la piste tiennent en haleine. "All I Need" possède clairement une signature personnelle. Et c'en est presque dommage qu’à partir de "Come Back", on perde cette dernière de vue. Alors soyons honnêtes, rien de mauvais en soit.
Mais que ce soit dans la rage de Marianne ou dans le jeu de Jayd, on ne retrouve pas la férocité des trois propositions liminaires. Malgré tout, ce constat n’empêche pas de vouloir y revenir régulièrement, l’album garde une ligne directrice de qualité. Il aurait peut-être fallu ajouter une petite dose de folie (par exemple sur "For the Light", qui possède une structure solide mais où l’on attend que le morceau décolle davantage). Seul "Silverstage", avec l'un des trois hommes de la troupe au chant, apporte un petit plus, de part sa durée (courte) et un tempo un peu plus rapide. Au final le combo à le mérite d’essayer d’apporter sa touche perso, sa vision du heavy moderne et si des modifications mériteraient d'être faites, on passe tout de même un agréable moment.


Silverstage propose avec Heart’n Balls un heavy metal du moment qui reste cependant ancré dans les années quatre-vingts, lorgnant sur le hard rock tout en proposant des propositions bien affutées par moment. À ce titre on saluera le premier tiers du recueil. À voir ce que le collectif délivrera dans le futur mais il ne fait aucun doute que j’écouterai la suite avec curiosité, en espérant un peu plus de folie.


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