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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 04 février 2020
Sa note : 14/20

LINE UP

-Tony "Dis Pater" Parker (tout)

TRACKLIST

1) Hidden in Tartarus
2) Forever Silenced
3) Biolume
4) A Storm Before A Fiery Dawn
5) Of Golden Age Descended
6) When Titans Fall
7) Pillars in the Sky

DISCOGRAPHIE


Midnight Odyssey - Biolume Part 1 - In Tartarean Chains
(2019) - black metal atmosphérique, et pas qu'un peu - Label : I, Voidhanger records



Dire que Midnight Odyssey déchaîne les controverses les plus dingues serait exagérer les choses. On parle de black atmo, pas de sous-genres du metal ayant pignon sur rue. Donc pas d’échanges d’insultes à tire-larigot sur les réseaux sociaux comme avec Tool, Ghost ou, dans une moindre mesure, nos amis polonais de Mgła ou Batushka (Batooshka-ya-ya). Néanmoins…

Le côté terriblement mélodique et fantomatique de la créature du sieur Dis Pater fascine ou rebute selon le choix. Demandez-donc à mon collègue TheDecline01 ce qu’il en pense… Pour ma part, le premier album Funerals From the Astral Sphere m’a paru un ensemble un peu monotone, duquel jaillissaient de-ci, de-là, quelques pépites, paradoxalement les morceaux les plus courts et les moins black metal. L’Odyssée de Minuit m’a en revanche complètement séduit avec la deuxième livrée, Shards of Silver Fade. S'il y a encore quelques petites longueurs - sur plus de deux heures, c’est pardonnable - le one man band sait y envoûter son monde, à base d’ambiances vaporeuses, de mélodies diaphanes et d’un ch'tit peu de guitares quand même. Avec Biolume part 1, hélas, Dis Pater ne confirme pas. Pas totalement en tout cas. A priori pourtant, au vu du format plus ramassé, on pouvait nourrir de gros espoirs: des titres oscillants entre huit et douze minutes de durée - Dieu ce que c’est court…- ça pouvait signifier quelque chose de plus compact, des enchaînements plus resserrés de moments forts, avec moins de voyage intergalactique au milieu. Ce n’est hélas pas le cas.
À vrai dire, Biolume part 1 n’offre qu’un réel climax: "A Storm Before a Fiery Dawn", sorte d’hommage au vieux Satyricon depuis la constellation du Centaure. Il s’agit du titre le plus heavy de l’album, et ce côté plus rentre-dedans se marie à merveille avec les mélodies pompières et la noirceur cosmique si caractéristiques du projet. Le reste de l’album vaut plus par son ambiance. Les mélodies très très mainstream, couplées aux chœurs et autres sonorités early Atari ne réussissent pas à créer un climax musical permanent. Au contraire, le vrombissement des guitares et le feeling cryptique prennent le dessus et nous plongent dans un état d’hébétude tranquille. Un peu trop tranquille. "Biolume" a beau blaster, rien à faire, on ne s’émeut que lorsque commence "A Storm Before a Fiery Dawn". Le reste du temps, on est en suspens. En état d’apesanteur. Une sensation merveilleuse pour les fans hardcore (si tant est que le terme « hardcore » puisse être utilisé ici…), dont je fais partie, emmerdante pour le reste de la population mondiale.


Midnight Odyssey is Midnight Odyssey. Format plus court, format plus long, pour Dis Pater, l’important, c’est l’atmosphère. Et on doit reconnaitre qu’à ce titre, Biolume part 1 est réussi. Les titres accrocheurs ? Pourquoi pas une structure couplet-refrain-couplet, pendant que vous y êtes ? Allez écouter Steel Panther et foutez-lui la paix ! Moins terriblement bandant que son prédécesseur, Biolume Part I est réservé aux inconditionnels du trajet aller-(non) retour aux confins de l’espaaaace.


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