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CHRONIQUE PAR ...

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Eudus
Cette chronique a été mise en ligne le 26 décembre 2019
Sa note : 9/20

LINE UP

-Elina Siirala
(chant+piano sur "Stille Nacht")

-Alexander Krull
(chant+programmation)

-Thorsten Bauer
(guitare+basse+orchestration)

-Micki Richter
(guitare)

-Joris Nijenhuis
(batterie)

TRACKLIST

1) Black Butterfly
2) Serkland
3) Night of the Ravens
4) Stille Nacht

DISCOGRAPHIE


Leave's Eyes - Black Butterfly (EP)
(2019) - metal symphonique folk - Label : AFM Records



Il y a environ un an, j’émettais de sérieux doutes quant à l’avenir de Leave’s Eyes, sans son membre fondateur, Liv Kristine, lâchement virée par l’influent Alexander Krull (et accessoirement son ex-mari). Les Allemands partant en tournée européenne en cette fin d’année 2019, il fallait un support à promouvoir et c’est ainsi que l’EP Black Butterfly voit le jour… Et ils auraient mieux fait de s’abstenir.

Si Sign of the Dragonhead possédait quelques légers atouts, cette nouvelle œuvre en est quasiment totalement dépourvue et on sent clairement les B-Sides laissées de côté lors du montage du LP précédent. Et là vous vous dites: « si les pistes choisies initialement étaient très passables, les B-Sides doivent être pires ? » Et bien c’est à peu près ça. Musicalement, Leave’s Eyes est devenu clairement partisan du moindre effort. Les riffs sont encore et toujours les mêmes, les apports folkloriques également. L’intro de "Black Butterfly" vous fera ainsi fuir dès ses vingt premières secondes. "Serkland" est quant à elle un mix des différents singles proposés sur Sign of the Dragonhead et donc dénuée de tout intérêt.
Concernant Elina, le constat n’a pas changé, techniquement irréprochable, émotionnellement vide. J’exagère sans doute car je pense surtout que le groupe ne sait pas comment composer en fonction de sa tessiture vocale. Sa performance sur les deux premières pistes fait peine à entendre, tant ses lignes de chant sont incompréhensibles. Et quand on tient enfin quelque chose comme sur le sympathique refrain de "Night of the Raven", on a l’impression que les musiciens sont en train d’enfiler des perles pendant qu’elle essaie de maintenir le titre à flot. Au final, seule la reprise "Stille Nacht" (un chant de Noël) sert à quelque chose. Ce titre en piano voix, montre effectivement que la Finlandaise a quand même un joli timbre et que sur une mélodie bien plus douce, il est possible d'entrevoir une petite étincelle.

Il serait peut-être temps qu’Alexander Krull arrête le massacre, et se décide de passer à autre chose. Après Fires in the North et Sign of the Dragonhead, il continue de salir l’histoire de ce groupe magnifique. Et j’en ai presque de la peine pour Elina, jetée en pâture pour le seul égo d’un homme.


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