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CHRONIQUE PAR ...

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Eudus
Cette chronique a été mise en ligne le 10 décembre 2019
Sa note : 14/20

LINE UP

-Stéphan Poupeau
(chant+guitare)

-Nicolas Wilhelm
(guitare)

-Alexis Theuleau
(basse)

-Greg Feerkins
(batterie)

TRACKLIST

1) Edge of Anger
2) The Last of Us
3) God Save the Queen

4) Blue Diamond Road 2019
5) Row Power
6) On the Other Side
7) Knights of the New Rainbow
8) I'm Walking
9) Right or Wrong
10) Breaking My Mind

DISCOGRAPHIE


Republic Of Rock N' Roll - The Last Of Us
(2019) - rock stoner power rock - Label : M&O Music



Après le death/thrash de Bloody Alchemy, voilà que M&O Office continue de me pousser dans mes retranchements avec un disque de power rock/stoner. Aux premiers abords, The Last of Us, troisième offrande de Republic Of Rock N’Roll (ornée d'une pochette que je considère comme la plus belle de l’année) offre un disque de rock somme toute classique. Cependant, une fois la première lecture de l’œuvre effectuée, attendez-vous à un album bien plus complexe qu’il n’y parait.

Si vous voulez une petite synthèse de ce qu’est The Last of Us, plongez-vous dans le titre de clôture, "Breaking My Mind", qui condense à lui seul l’essence de ce troisième effort. Une touche de rock british, une bonne base stoner (particulièrement sur les couplets) et un refrain très power et saturé le tout soutenu par une jolie mélodie. L’alchimie des membres de la formation parisienne se fait également sentir. Performant, Stéphan n’en fait pas des caisses et laisse s’exprimer ses comparses. Ainsi la rythmique, la basse et la batterie se font distinctement entendre, chacune occupant son espace. L'un des points forts de The Last of Us réside dans la diversité de ses compositions. En premier lieu, du power rock à l’instar du titre éponyme, coup de cœur personnel, énergique, moderne, puissant, électrique mais ancré dans une certaine vision du rock et qui me fait énormément penser à Interpol (notamment les lignes vocales de Stéphan.)  De l’énergie on en retrouve également sur des pistes comme "Row Power" ou "Right or Wrong". Si cette dernière fait le taff et est taillée pour fonctionner en live, la première citée n’a pas cette puissance ou celle d’un "The Last of Us".
Les Parisiens explorent également d’autres contrées. C’est ainsi qu’ils tendent par moment à se rapprocher d’un gros rock US comme l’illustre le tube qu’est "God Save the Queen", qui peut rappeler le punk rock californien (là encore les lignes de chant jouent beaucoup) mais tout en restant ancré dans cette base power comme le démontre le solo, inspiré et efficace. Cependant, dans cette même veine, "Knights  of the New Rainbow" fonctionne moins. Le quatuor distille également une bonne base stoner à The Last Of Us et "Edge Of Anger" qui ouvre ce troisième LP officie dans ce registre, tout en apportant une touche rock de vieux briscard. Le choix de la placer en titre d’ouverture est par ailleurs surprenant. Une nouvelle version de "Blue Diamond Roads" (initialement sur le second effort des Français, Upside Down) distille elle aussi cette touche stoner , que ce soit via son tempo ou l’utilisation de la rythmique et la basse. Mais c’est grâce à "On the Other Side" que le collectif se révèle d’une efficacité chirurgicale dans l’exercice. L’œuvre est envoûtante, la basse omniprésente, la voix de Stéphan charmante et on retrouve un petit côté jazzy fort intéressant.


The Last Of Us s’avère au final une œuvre plaisante, agréable et technique. Chaque membre y trouve sa place et délivre son art avec précision. Cependant le reueil navigue entre divers genres et l’auditeur peut s’y perdre en fonction de ses goûts. De plus si certains titres sont clairement excellents (en rouge sur votre gauche) d’autres sont en deçà. Cela n’empêche bien évidemment pas de prendre clairement du plaisir à l’écoute de The Last Of Us et je ne peux que vous conseiller d’y jeter une oreille.


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