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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 11 novembre 2019
Sa note : 14/20

LINE UP

-Maniac
(chant)

-Blasphemer
(guitare)

-Necrobutcher
(basse)

-Hellhammer
(batterie)

TRACKLIST

1) The Vortex Void of Inhumanity
2) I Am Thy Labyrinth
3) Fall of Seraphs
4) Ancient Skin
5) Symbols of Bloodswords

DISCOGRAPHIE


MayheM - Wolf's Lair Abyss (EP)
(1997) - black metal - Label : Season Of Mist



Commençons par des mathématiques simples : 1997 – 1994 = 3 ans. 5 titres, 24 minutes de musique. 1 nouveau chanteur + 1 nouveau guitariste. 1 attente monumentale. MayheM a en tout cas probablement fait exactement ce qu’il fallait pour un retour d’entre les morts, il nomme son album de la manière la plus mystérieuse qui soit. La tanière du loup, vrai ? Les abysses, ça sonne plus black déjà. En fait, le groupe livrera quelques rares concerts surprise sous ce nom avant de revenir en nom propre. On imagine facilement la sidération de ceux qui participèrent à ces moments d'Histoire en toute méconnaissance de cause…

Un EP pour se refaire la main. Une intro volontairement obscure ponctuée de trompette insolite, comme pour battre le clairon sur le champ de bataille et honorer ceux qui sont tombés. Il ne fallait pas entrer en action sur de la musique immédiatement, c’est ce qu’aurait fait le guitariste précédent. En 1997, MayheM est une entité nouvelle. Et se réinvente. "I Am Thy Labyrinth" arbore le son sec et froid de l’album comme des coups de canifs plantés dans votre chair. Ses riffs cisaillent, ses blasts tailladent. Maniac geint et commence déjà à crisper ses détracteurs. Et le groupe plante un break monumental, inattendu. C’est donc ça MayheM en 1997. "Fall of Seraphs" n’aidera pas à rentrer dans une construction pré-établie.
Le fan est donc déconcerté. Il a ses riffs froids et cruels, il a ses blasts, pourtant il ne sait pas où donner la tête. Ce qui est interprétable comme un bon signe étant donné le passif du groupe. Il fallait faire table-rase ou se planter férocement dans le mur. L’esquive est négociée avec maestria. Aux rangs des griefs se tiennent seulement la performance de Maniac qui divisera de toute manière toujours, que ce soit son chant black ou ses incartades claires; la faible durée de l’EP, mais par nature c’est un EP donc difficile d’en tenir pleinement rigueur à la horde; ainsi que la difficulté d’accès des compositions, car aucune n’a réellement d’accroche évidente, si ce n’est la première partie de "I Am Thy Labyrinth".


Mission hautement réussie pour un retour aussi casse-gueule. Rétrospectivement, avec ce que l’on sait du futur, tout est annoncé dans cet EP. Grand Declaration of War évidemment avec cette dernière minute prémonitoire, mais aussi toute l’imprévisibilité qui suivra. Des Couilles avec un grand C.


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