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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 14/20

LINE UP

-Tommy Denander
(guitare)

+ guests

TRACKLIST

1)Beautiful Chardaine
2)Leann
3)When Love Is On The Line
4)Save Me
5)I Give This Promise
6)Now We Cry For You
7)Second Comings
8)(Kill Us) On Another Day
9)The Promise Of Forever
10)Misery
11)Action
12)Easy As It Seems
13)Them Changes
14)All Star

DISCOGRAPHIE

II (2006)

(2006) - hard FM - Label : MTM Music



Deacon Street est encore un projet mené par Tommy Denander, un spécialiste du hard FM et grand fan de Toto devant l'éternel. Il n'a jamais caché son admiration pour les Californiens et cette influence se ressent énormément sur ce disque, plus encore que sur l'album Taken de son autre projet Radioactive sorti dernièrement. La recette n'a pas changé, la différence entre les deux projets est minime : un hard FM inspiré, une production impeccable et des arrangements reconnaissables entre mille (la patte Denander toujours).

Là où l'album de Radioactive se permettait une surenchère niveau choeurs, il semblerait que Tommy Denander ait un peu calmé le jeu avec Deacon Street. C'est une bonne chose, cela permet d'alléger les morceaux qui, du coup, y gagnent en efficacité. Bien entendu, l'esprit « années 80 » est plus que jamais présent, avec une énergie comparable à l'album Isolation de Toto. Les fans de cette période du groupe auront plus de chance d'accrocher à Deacon Street plutôt qu'au dernier album en date, Falling In Between. Entendons nous bien, si Toto a perdu cette énergie depuis longtemps maintenant, le groupe garde une bonne longueur d'avance en terme d'originalité, Deacon Street ne surpasse pas Falling In Between, non mais !

Encore une fois, une tonne d'invités sont présents sur cet album, mais le casting est moins prestigieux que sur Radioactive, quoique... Joe Lynn Turner, Marty Friedman, Reb Beach, Christopher Cross, Jeff Watson, Tony Franklin, Steve Morse, on a vu pire ! Steve Morse ne joue pas vraiment comme dans Deep Purple, mais plutôt avec ce jeu un brin métallique qu'il adoptait chez Kansas dans les années 80. Inutile de dire que cela colle à merveille avec le style de Deacon Street. Tous les chanteurs présents rappellent ceux de Toto par leurs intonations, on pensera tour à tour à Fergie Frederiksen, Bobby Kimball ou Steve Lukather (surtout sur Misery, chant et guitare sont très similaires).

Les refrains sont souvent accrocheurs, les choeurs et les claviers entraînants comme sur "Easy As It Seems", "(Kill Us) On Another Day" ou les très rock "Save Me" (Lukatherien à s'y méprendre celui là aussi !) et "Second Comings". Deux ballades sympathiques sont également de la partie ("I Give This Promise", "The Promise Of Forever"), quoiqu'ayant tendance à lorgner du côté des Boys Band style les Backstreet Boys, Worlds Apart (c'est un peu pareil pour les ballades de Toto, remarquez !). On peut noter aussi une reprise très réussie de Sweet ("Action"). Pour les connaisseurs, ce grand classique avait déjà été repris à la sauce FM par Def Leppard, sur la face B du single "Make Love Like A Man". Mais la version de Deacon Street est encore meilleure, les montées en puissance sont mieux retranscrites et le son est moins artificiel.

Les deux instrumentaux à la fin ("Jason" et "Them Changes") passent bien, le riff principal de "Them Changes" n'a rien d'original (on dirait du Blue Öyster Cult période Imaginos). Mais on préférera retenir la superbe ballade instrumentale "Never Gonna Let Her Go" présente sur Radioactive, avec en guests Steve Lukather et Vinnie Colaiuta. Quelques titres plus faibles et sans grand intérêt font un peu baisser l'intensité ("Now We Cry For You", "Beautiful Chardaine"), mais au final, on se retrouve encore une fois avec un album de bonne facture, sans surprises et qui s'écoute avec plaisir dans son ensemble. À conseiller aux fans de Toto qui vénèrent Isolation plus que tout au monde.




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