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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 24 juillet 2019
Sa note : 14/20

LINE UP

-Mercury (pas Freddie, et c'est Priest, pas Judas Priest)
(chant)

-Sulphur
(claviers+percussions+programmation)

-Salt
(claviers+programmation)

TRACKLIST

1) Obey
2) Ceremony
3) Neuromancer
4)
Street Spirit
5) Tria Prima 2

DISCOGRAPHIE

New Flesh (2017)
Obey (EP) (2019)

Priest - Obey (EP)
(2019) - pop electro retrowave, trucs en "synth" ou "wave" - Label : Lövely Records



En 2017, regarder Stranger Things en écoutant New Flesh, c’était un must. Du eigties à tous les étages, son et lumière. Du eighties pas fait dans les eighties, mais ça on s’en cogne. C’est l’esprit qui compte. Et l’esprit, il était là. En 2019 ? Saison 3 de Stranger Things, nouvel EP de Priest. On prend les mêmes et on recommence ?

Pour ce qui est de la série, je ne l'ai pas encore vue, mais je me suis laissé dire que… bof. Point de vue son, après un certain nombre d’écoutes, je suis en mesure d’émettre une opinion, en revanche. Conclusion : moui. Pas bof, moui. C’est différent. Ils sont malins nos masques à pointes. Ils savent que New Flesh cartonnait à mort, alors ils nous lâchent "Obey" en premier extrait du mini album. Et "Obey", c’est juste monstrueux. Dans la lignée du premier opus, encore plus catchy, encore plus sexy, encore plus eighties, encore plus tout. De quoi réveiller un Winter endormi. Un Winter qui, du coup, se jette sur l’EP comme Dominique Strauss Kahn sur une femme de ménage. Et forcément, ça fait « moui ». Déjà, il n’y a que cinq titres. Et puis, ils ne sont pas du niveau du premier extrait. Pour résumer, il y a un super titre, "Neuromancer". Un poil en dessous d’ "Obey", mais vachement canon, avec un refrain à reprendre en chœur et un beat propice à faire onduler notre bassin en tortillant du popotin. (Nooon, je ne pense pas à la "Danse des Canards")
Un titre sympa. "Street Spirit". Il nous permet d'écouter Mercury évoluer dans un registre moins putassier. Une réelle émotion s’en dégage. Chant magnifique (le cousin de Freddie est, comme toujours, irréprochable), mélodie mélancolique prenante et tempo ralenti. Même si on préfère les Priest-boys en mode discothèque SM, cette incursion dans un monde plus doom est une réussite. Un titre moyen, moyen, "Ceremony". Correct, il est à ranger dans le sac des chansons en demi-teinte qui parsemaient l’œuvre précédente. Un peu convenu, Cahin-caha. Et puis, un filler. "Tria Prima" est un instrumental ne présentant absolument aucun intérêt. Pas désagréable, juste inexistant. Vous l’aurez compris, on pourrait disserter pendant des heures sur la bouteille à moitié pleine/vide. Ou voir si on pourrait parler de bouteilles trans-capacité-résiduelle. À la fois à moitié pleine et à moitié vide. On pourrait envisager de créer un collectif. Ah oui, tiens, bonne idée.


Allez, va, on va dire que c’est OK. "Obey", "Neuromancer", voire "Street Spirit". Ça passe. Mais les gars de Priest sont des petits malins et l’on pressent qu’il vont bientôt adopter le défaut majeur de la scène electro, indie ou gothique. Vivre d’un maigre capital que l’on exploite à l’envi, à base de remix, nouvelles versions, etc. J’espère que le futur ne me donnera pas raison.



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