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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 14 juin 2019
Sa note : 17/20

LINE UP

-Marco van der Velde
(chant divin+guitare)

-Sander Wessels
(guitare)

-Harald de Haan
(claviers)

-Andy Haandrikman
(basse)

-Alwin Schnoing
(batterie)

TRACKLIST

1) Wolves We Raised
2) This Paradise
3)
Mr. Faithful
4) The Cold
5) Kings
6) Homeless
7) Sunset
8) The Fallen
9) Ruins 

DISCOGRAPHIE

Atlantic (2004)
Sunset (2016)

The Wounded - Sunset
(2016) - doom metal gothique - Label : Autoproduction



S’habiller normalement, parler normalement. Ne pas faire d’esclandre. Ne pas donner dans la provoc'. Ne pas faire parler de soi. Se foutre des opinions des autres. Arriver le soir au local, avec ses amis. Brancher les amplis et jouer Sunset.

Et chanter comme les anges, évidemment. Même si pour ça, s’appeler Marco aide beaucoup. Sunset est le dernier album en date des discrets Bataves. Réalisé douze ans après le travail précédent, il montre forcément The Wounded sous un jour nouveau. Mais dans le fond, pas grand-chose n’a changé. Une musique encore plus épurée, encore moins d’envie de simagrées. Brancher les amplis et jouer. Deux titres extraordinaires, d’abord. "Wolves We Raised", so catchy. Sans doute le titre le plus entraînant qu’ait réalisé la formation, il ouvre, fort logiquement, les prestations live du groupe. Puis "This Paradise". Brancher les amplis, jouer et émouvoir. Avec cette chanson, "The Wounded" cristallise l’essence même du gothic doom, un peu comme "Night’s Dew" de qui vous savez, en version lyrique. Marco y atteint le sommet de tous les sommets, chantant une mélodie alambiquée avec une pureté qui me laisse pantois.
Après ça, on chute de plusieurs degrés. Si le reste de l’album avait été entièrement à la hauteur de ces deux premiers titres, on parlait de la meilleure œuvre de tous les temps. Mais non, pas de miracle. Les come back n’accouchent jamais de chefs d’œuvre (sauf Monotheist, mais c’est pas pareil, Thomas G. Warrior est atemporel). Sunset n’en reste pas moins une œuvre excellente. Après les deux monuments, l’album s’écoule tel un long fleuve tranquille. Marco reste au top, et musicalement, ça ronronne. Avec leurs synthés kitsch, "The Cold" et "The Fallen", sont les morceaux les plus similaires à ce qu’on trouvait sur Atlantic. "Kings" et "Homeless" séduisent tant par leur musique que par leurs paroles. Parce que forcément, à ne pas être dans l'outrance, on vise plus juste. Au risque de heurter la sensibilité du lecteur (et de MFF qui déteste ce groupe) [ndMFF: non, il m'ennuie.], on pourrait définir ces deux morceaux comme du « Coldplay metal ». Paisiblement mélancolique. Les poils se hérissent néanmoins à nouveau avec "The Fallen" et ses guitares acoustiques génératrices d’émotion ou le chœur final de "Ruins". « We may all fall down... » qu'ils disent. Essayons de tomber avec classe au moins. Un superbe album, au final.


Fuck fashion. Sunset forever.



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