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CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 25 février 2019
Sa note : 15/20

LINE UP

-Graham Murphy
(guitare+chant)

-James Close
(guitare+chant)

-Ryan Clements
(basse)

-Jeremiah Marshall
(batterie)

TRACKLIST

1) Death By Dissection
2) Sinister
3) Spiral Into Insanity
4) Lost at Sea
5) No Redemption for the Damned
6) Breaking the Chains
7) The Horde
8) Eye of the Raven

DISCOGRAPHIE

Sinister (2018)

Ominous Eclipse - Sinister
(2018) - death metal technique - Label : Autoproduction



Ottawa est la capitale du Canada, mais aussi le berceau d’Ominous Eclipse. Le groupe, autoproduit, vous permettra d’acheter son album sur Bandcamp en dollars canadiens. Cela faisait longtemps que je n’avais pas chroniqué un CD aussi exotique ! Côté musique, c’est moins original : le death metal, technique et mélodique, des Canadiens ne va pas changer votre vie, mais pourrait bien l’animer un peu… Place aux riffs et aux growls !

Tout démarre sur les chapeaux de roues avec le bien nommé "Death By Dissection". Un morceau sacrément énergique et bordélique qui mettra votre cerveau à rude épreuve. Le groupe ne fait pas dans la dentelle: ça pète de partout. Malgré quelques changements intéressants, le morceau et ses six minutes lassent un peu. Heureusement, seul l’opener donnera cette impression, le reste se révélant plus subtil que cette avalanche de hurlements et de riffs. C’est plutôt "Sinister" qui va créer un intérêt chez l’auditeur. Basé sur un tempo plus faible, il mélange riffs bas du front et séquences techniques, voire mélodiques. On profite bien mieux du travail des musicos. Et quand le solo arrive, c’est l’orgasme ! Parfaitement introduit, il amène une mélodie et un côté aérien qui font un bien fou. C’est peut-être ce qu’il manquait à "Death By Dissection", trop monolithique. Par la suite, Ominous Eclipse gère mieux les rythmes de ses chansons en alternant respirations (toutes relatives) et accélérations brutales par des changements de tempo ou des blast beats bien-sentis. Sur "Spiral Into Insanity", le collectif reprend immédiatement le même schéma: morceau lent, il accélère au milieu avant de lancer une série de deux solos accrocheurs en diable.

Sans vouloir faire offense au reste de la musique du groupe, ce sont les solos qui font tout le sel de l’album. Sans eux, on aurait droit à un death metal d’assez bonne facture, mais sans plus. L’apparition des solos est toujours un moment fort au milieu des riffs parfois convenus et des growls sympathiques. Mais ce sont ces passages qui, justement, donneront envie d’y retourner et permettront d’apprécier les petits passages réussis mais discrets que l’on avait laissés au bord de la route. Sinister se révèle plus accrocheur qu’il n’y parait. "Lost At Sea" est clairement une bombe d’efficacité avec son introduction en arpèges clairs et ses leads beaucoup plus présents. "Breaking The Chains" démarre parfaitement avec son riff autoritaire, même si c’est sans commune mesure avec "The Horde" et son lead technique dantesque qui nous met tout de suite dans l'ambiance… Avec huit morceaux au compteur (pour cinquante minutes quand même), Ominous Eclipse parvient à conserver l'attention de l’auditeur jusqu’à la fin. Aucun morceau n’est vraiment génial, mais chacun possède son petit grain de sel qui titillera votre âme de death metalleux.

On est presque surpris d’apprécier autant ce Sinister. Les Canadiens produisent un album qui n’est pas exempt de défauts. Mais avec leurs guitares aériennes très réussies, ils possèdent un argument de poids qui suffit à le transformer en bonne surprise.



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