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CHRONIQUE PAR ...

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Eudus
Cette chronique a été mise en ligne le 30 janvier 2019
Sa note : 15/20

LINE UP

-Osten Bergoy
(chant)

-Tommy Olsson
(guitare)

-Arni Sorlie
(guitare)

TRACKLIST

1) Sorrow Returns
2) Arkham
3) Ruins
4) Tell no Tale
5) Winter (Lament)
6) Sorrow Returns (edit)
7) Sorrow Returns (toxicity mix)

DISCOGRAPHIE


Long Night - Sorrow Returns (EP)
(2016) - rock gothique - Label : Gothic Music Records



22 janvier 2007, Tristania nous offre son cinquième album Illumination, le dernier avec la douce Vibeke Stene, mais également la dernière apparition du trop méconnu Osten Bergoy et sa voix claire magnifique. Pas moins de neuf ans plus tard le revoilà avec son projet de rock gothique nommé Long Night et proposant un premier EP, Sorrow Returns.

Long Night n’est pas le projet du seul Osten, mais également de Tommy Olsson, également ancien membre d’un éminent groupe de metal gothique des années 1990, Theatre of Tragedy, Tommy ayant participé à l’album Aegis en tant que guitariste. Le duo est rejoint par un autre gratteux, Arnie Sorlie (ancien membre du groupe de Power, Desspo). Osten et Tommy expliquent avoir en commun un goût prononcé pour le rock gothique à l’ancienne et aimant rythmes et mélodies imposants. C’est ainsi qu’en 2016 Long Night publie sur BandCamp (et en seulement trois cent trente-trois exemplaires physiques) Sorrow Returns, Ep de sept titres dont deux remixes. Comme souvent avec un premier essai, le trio se découvre clairement. On ressent une forte recherche de la mélodie parfaite, quitte à empiéter sur le côté gothique. L’ensemble manque de profondeur, à l’instar du titre éponyme qui ouvre Sorrow Returns. C’est bien ficelé, mais la mayonnaise ne prend pas. Et c’est là que l’affolement arrive en pensant à l’échec du projet.
Que nenni les amis, dès la seconde proposition, "Arkham", on entre clairement dans le vif du sujet. Ambiance pesante (je ne sais pas officiellement si il y a une référence à Batman, mais si tel est le cas, elle est parfaitement retranscrite). La voix d’Osten est bien plus profonde et la parfaite "Ruins" le confirmera. Ce troisième extrait est le summum de Sorrow Returns. Le tempo est bien plus calme et doux, et l’ambiance bien plus prenante. Le refrain, épique, pourrait convenir à n’importe quelle série dramatique d’HBO ou Showtime. Osten ne se cache plus et se laisse clairement aller, bien épaulé par les mélodies offertes par ses deux compères.
Malheureusement, petite baisse de niveau avec le presque cheap "Tell No Tale" qui, pour sa part, tend plus vers les années 1980, là où l’ambiance globale de l’œuvre fait penser aux années 1970. Cependant, "Winter (Lament)" (non, pas notre éminent membre) va conclure de manière parfaite ce premier essai. Une petite touche country folk en guise d’intro et une maîtrise vocale presque inoubliable fait du morceau un grand moment.Tout n’est pas parfait, surtout quand on connait la suite (le merveilleux premier album Barren Land). Si sa voix est une des plus belle du circuit (si si, et je le pensais déjà à l’époque d’Illumination), Osten prend trop le pas sur les instruments là ou Barren Land rectifiera le tir grâce à l’apport de merveilleux soli. Cependant, c’est un grand bol d’air frais de voir renaître un rock gothique sentant bon l’ancien. L’absence de batterie ne manque pas spécialement (bien que son apport sur son successeur donnera une dimension supplémentaire à l’œuvre).

Vous l’aurez compris, sans être un chef d’œuvre, Sorrow Returns est une sublime mise en bouche offerte par Long Night. Que ce soit pour le plaisir d’entendre à nouveau la voix d’Osten, mais également deux sublimes compositions ("Ruins" et "Winter (Lament)"). L’ensemble manque un chouillat de prise  de risque - "Tell No Tale" et dans une moindre mesure, "Sorrow Returns" ne sont pas au niveau. Cela ne vous empêchera pas de vous évadez dans ce premier EP des Norvégiens.


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