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CHRONIQUE PAR ...

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Djentleman
Cette chronique a été mise en ligne le 11 janvier 2019
Sa note : 13/20

LINE UP

-Ronnie Canizaro
(chant)

-Joe Buras
(chant+claviers)

-Lee McKinney
(guitare)

-Nick Rossi
(basse)

-Cameron Losch
(batterie)

TRACKLIST

1) The Accursed
2) Disconnectome
3) Cycles Of Tragedy
4) Under The Gun
5) Recursion
6) Analogs In A Cell
7) Silence The Echo
8) One Without The Other

DISCOGRAPHIE


Born Of Osiris - The Simulation



À peine l’année 2019 est-elle entamée qu’on repart sur de bonnes bases. Enfin les bonnes bases, c’est vite dit, disons sur les fondamentaux. Et les premiers à se mettre en avant ce sont les compères de Palatine, Illinois avec un nouvel album au format réduit.

Depuis un certain temps, chaque nouvelle sortie de l’un des quatre gros du deathcore prog, à savoir Veil Of Maya, Within The Ruins, After The Burial et donc Born Of Osiris, est un sujet de méfiance chez les plus grands fans, ceux de la première heure, pour peu qu’il en reste encore. The Simulation ne fait pas exception à la règle de par la taille de son format restreint notamment, quatre ans après Tomorrow We Die Alive, le dernier album en date, sorti il y a tout de même près de quatre ans. Pourtant, quelques signes pouvaient nous conforter dans l’idée que la formation ne devrait pas changer radicalement de voie ou faire pire, comme l’artwork toujours du même acabit et réalisé une fois de plus par Cameron Gray, mais également un line-up identique. Tout du moins au moment de l’écriture, car deux mois avant la sortie, le bassiste David Da Rocha s’est vu remplacer par Nick Rossi.
Le cinquième opus des Américains parait donc onze jours après le début de la nouvelle année, une fois de plus chez Sumerian Records (point rassurant ou non, à vous d’en juger), et comporte huit titres pour vingt-cinq minutes. Enfin sept plus précisément, car l’interlude à tendance cinéma d’horreur qu’est "Recursion" peut vite être mis de côté. Voilà donc qu’on se retrouve avec une œuvre qui ressemble fortement aux prémices discographiques du groupe, à savoir The New Reign aussi bien par le format que par la durée. Cela ravivera une petite flamme dans le cœur des plus anciens fans, rallumera une lueur d’espoir et d’optimisme dans celui des plus dépités. Et pourtant, c’est un retour en demi-teinte que l’on peut observer de la part du quintet.
Car si "Disconnectome" remet sur scène de forts accents des premières œuvres comme A Higher Place ou The New Reign, avec des nappes de clavier plutôt atmosphériques et beaucoup d’harmoniques, on revient assez vite aux sonorités les plus récentes similaires à celles de Tomorrow We Die Alive, avec un son de synthés très futuriste et des lignes de basse percutantes comme sur le single "The Accursed" ou "Cycles Of Tragedy" sur lequel le collectif part davantage à la recherche de mélodies, comme en témoigne le long solo en clôture. Mais malheureusement la section nord-américaine retombe vite dans les travers du dernier skeud, Soul Sphere avec les chansons mainstream au possible que sont "Under The Gun" et "One Without The Other". Heureusement que le tube "Silence The Echo" est là pour remonter un minimum le niveau, notamment grâce à son breakdown (2’10) que l’on pourrait même confondre avec l'un de ceux générés par leurs acolytes de Within The Ruins.


Résultat mitigé donc pour ce retour aux affaires du groupe de deathcore progressif. Il y a du bon (les anciennes sonorités qui resurgissent, la bonne recette toujours utilisée), mais du beaucoup moins bon, pour ne pas dire mauvais (les chansons grand public). Born Of Osiris a essayé de satisfaire tout le monde en un mini album de vingt-cinq minutes, ce qui donne une hétérogénéité controversée. Et quand on apprend que ce n’est que le premier des deux albums prévus pour l’année 2019, on espère que ça n’était pas la meilleure partie. . .


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