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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 03 janvier 2019
Sa note : 11/20

LINE UP

-Rowan London
(chant)

Ont participé à l'enregistrement:

-Susan Johnson
(chant)

-Adelaide Stamford Academy Choir
(choeurs, d'où le nom)

-Adelaide Symphony Orchestra
(orchestre, d'où le nom, pareil qu'avant)

TRACKLIST

1) Requiem Aeternum
2) Dies Irae
3) Until Death
4) Kyrie Eleison
5) Libera Eis Domine
6) Lacrimosa (I Tread Alone)
7) Pie Jesu
8) Remembrance

DISCOGRAPHIE


Virgin Black - Requiem - Pianissimo
(2018) - gothique néoclassique opera-like - Label : Autoproduction



Et pourtant, je les ai enchaînés, les proverbes à la con. « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage », « petit à petit, l’oiseau fait son nid.», et toute la clique. J’ai regardé les Star Wars- oui, on est prêt à tout par amour- pour avoir l’avis de maître Yoda, les Kung-Fu pour savoir ce qu’en pensait le monsieur chauve et aveugle qui disait tous le temps « petit scarabée ». « Persévère, insiste, continue, te décourage pas, ça va bien finir par venir… »

À un moment, j’ai même entrevu la possibilité que ça vienne. Un soir, affalé sur le canapé, à moitié endormi, "Requiem Aeternum" a commencé à me plaire. La mélodie déclamée par les chanteurs et les instruments m’a fait frissonner. Le tout début de "Lacrimosa" m'a fait également hausser un sourcil d'intérêt. L'espace d'un instant, j'ai songé au passé, et Requiem – Pianissimo est alors passé au grade de « moui », après avoir longtemps croupi dans la flaque de « bonne grosse déception ». Pas de « mauvaise surprise », par contre. Parce que de surprise, il y en a peu. Revenir, dix ans après, avec un album dont on savait déjà que le titre comprendrait le mot « pianissimo », c’était pas gagné, gagné. Le risque était clair. Revenir, préparer un potage Maggi et attendre que le statut de groupe culte fasse le reste. « Magnifique ! Grandiose ! » Pourquoi pas, je ne mets pas en doute la sincérité de ceux qui aiment le dernier volet de la Trilogie.
Simplement, dans mon cas, ça ne marche pas. Par manque d’amour pour les opéras ? Possible. Je suis loin d’être un expert en la matière. Mais bon Dieu, foutez-moi Nabucco et je vous jure que je casse tout ! Alors que là… Mélodies déjà entendues, et pas que sur les deux premiers volets de la trilogie – à chercher, par exemple, plutôt du côté de "Drink the Midnight Hymn", et absence de flamme au programme- seuls certains passages de "Lacrimosa" en sont dotés, notamment quand Rowan monte dans les aigus. Résultat: un bel objet. Esthétique, lyrique. Grandiose. « Oh là là ! » comme disent les étrangers quand ils veulent imiter les Français. Mais au final, il ne vaut mieux pas comparer cette sensation de truc relativement agréable avec les torrents d’émotions contradictoires que faisaient surgir Sombre Romantic. Désolé, je n’ai pas envie d’en dire plus sur le sujet, et certainement pas d’analyser un à un les titres, en quête du motif de cette platitude sur laquelle on a placé une cape de grandiloquence. Je file réécouter Porta VIII [ndlr: album du projet russe « modern classical » sToa].

Au final, de la Trilogie, je ne retiendrai que Fortissimo. Mezzo est chichiteux, et Pianissimo est… mouorf. Oui, c’est le meilleur qualificatif. Mouorf. Rideau.


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